SCENE xm
Les Mêmes, toute la Famille.
Massias {retenant Liunen, qui veut joindre Pauline). — Laissez, laissez . .
Lucien. — Cependant je ne veux pas renoncer à sa main.
Massias. — Elle vous la refusera tant qu'on pourra
l'accuser d'intrigue; laissez-la défendre son honneur comme elle Tentend. Venez dire adieu avec moi aux maîtres de la maison. {Ils s'approchent d'Hortense et la saluent,)
Lehughoib {regardant sa montre), — Mes chers parents, vous n'avez plus que cinq minutes
Isidore {evUrainanb Clémeniiné). — ^Allons, allons, viens, nous allons manquer le convoi.
Feux. —Pourquoi prendre le chemin de fer ? en nous serrant un peu, nous pourrions vous faire deux places dans la voiture qui nous a conduits.
Isidore. — ^Merci, j'aime mieux dépenser quarante soua et n'avoir d'obligation à personne.
Masstas (à part), — Quel beau trait I . . . . Ah I j'y suis, il a pris d'avance ses billets de retour.
Isidore (à Clémentine), — Comment est-il pei-mis que dans la même famille on voie un frère aller en chemin de fer, tandis que Tautre va en remise I . . . .
Clémentine. — Mon pauvre Isidore, il y a dans ce bas monde des infamies qu'il faut savoir regarder avec résignation.
Lehughoir {regardant sa montre), — Allons î allons ! . . . .
Isidore. — Célestin, suivez votre famille sur la voie ferrée. {Ils sortent. Célestin les suit en donnant le bras à Pauline, Félix et Lucien sortent après eux, accompagnés de Lehuchoir et d'Borlense qui reconduisent leurs hâtes.)
Massias (à LanglumeaUy qui sort). — Pays .... si cette belle terre du Clousicq vous appartient, vous m'abandonnerez bien un petit carré pour m'y faire enterrer?