ACTE m, SCÈNE n
seulement : madame Hortense Lehuchoir et monsieur Isidore Girodot.
IsEDORE (bas à Clémentine), — Pourquoi Ta-t-il nommée en premier ?
Lehuchoir. — Eh bien! qui est-ce qui a la majorité?
Lanoltjmeau. — Sainte Anne d'Auray, protége-moi !
Célestin {vivement), — O mes créanciers, priez pour moi !
Le Notaire {retournant à sa table), — Monsieur Isidore Girodot a deux voix.
Isidore. — Neuf voix, vous voulez dire, neuf?. . . .
Le Notaire. — Non, deux voix, et madame Hortense Lehuchoir en a six.
Isidore. — Ciel! (// se laisse tomber dans /ea bras de Clémentine.)
Lehuchoir. — Adjugé le million et demi I
Langlumeau. — Le Clousicq est à moi ! ( Une grande agitation règne parmi les assistants, Clémentine frappe dans les mains d'Isidore^ qui semble évanoui,)
Le Notaire {traversant la scène et allant alternativement à tous les personnageSyen commençant par ceux qui sont à gauche du spectateur). — Maintenant, mesdames et messieurs, il ne me reste plus qu'à vous prier de venir signer, dans mon cabinet, le procès-verbal du vote.
Langlumeau et Célestin. — Allons signer. {Tout le monde se dirige vers le fond,)
Lehuchoir (prenant te bras de sa femme), — ^Viens signer. J'espère que tu dois être ravie.
HoRTENSE (^soupirant et se retoumaiû ven^s Pauline et Lucien, qu'elle regarde du seuil de la porte),-rlls ont voté pour moi !
Lehuchoir (revenant prendre le bras d*Hortense). — Vien» donc .... (/fe sortent.)
Cèlestin (entraînant Lucien), — Cinq louis de plus, tu me sauves la vie ! ... .
Le Notaire (du cabinet extérieur), — Messieurs ? (It
fait passer Cèlestin et Lucien devant lui et les sutL)