ACTE m, SCÈNE V
IrtJCiEN {s* éloignant éCellé). — ^Mais je ne sais
Pauline. — ^Et toi, ne l'as-tu jamais aimée ? {Se levant) Réponds, Lucien, je le veux je t*en prie.
liUciEN. — ^Eh bien! puisque tu l'exiges oui, Pauline, j'ai aimé Horteuse.
Pauline. — ^Beaucoup ?
Lucien (à voix basse). — Beaucoup. (Hortense gagne le milieu, mais reste toujours au fond.)
Pauline. — ^Et maintenant, Taimes-tu toujours?
Hortense {s'élançant vers Lucien). — Ne répondez pas.
{A Pauline.) Non, il ne m'aime plus, il me l'a dit
c'est toi seule qu'il aime, je te le jure. Bends-lui toute ton affection, Pauline, il mérite d'être heureux dans le présent, puisqu'il a su respecter le passé.
Lucien. — Ma cousine !
Hortense. — Je ne suis plus votre cousine, Lucien, c'est trop dangereux ; je suis votre sœur. {Haut à Lumen.) Voulez-vous me tendre votre main, mon frère ?
Lucien. — Volontiers.
Hortense. — Et toi, Pauline? {Pauline, hésitant un instant, puis prenant une résolution énergique, donne sa main à Hortense sans proférer un seul mot.)
Hortense (joignant leurs mains). — ^Vous ne me refuserez
pas le plaisir de vous donner à vous, Lucien, une
femme ; à toi, Pauline, un mari, vous qui m'avez donné une fortune.
Lucien. — Quoi, vous savez?. . • .
Hortense. — Je sais de quelle façon vous vous êtes
vengés de celle qui vous avait offensés, mais je no pais accepter cet héritage, il est mal acquis ; je veux le restituer à ceux qui en ont plus besoin que moi
LucisN. — ^Hélas I vous oubliez que vous êtes en puissance de mari, et monsieur Lehucboir ne vous permettra pas de renoncer à vos droita
HoRTENSE. — Nous vcrrous bien. {Apercevant Màssias qui entre par la parte latérale de droite.) D'abord, monsieur Massias, que voici, va me venir en aide.