ACTE m, SCÈNE VIL
sieur, esi-ce qu'une jeune fille mineure a le droit de refuser un héritage ?
Le NoTAiBE. — ^Pas plus que de l'accepter, madame.
HoRTEHSE. — Alors le refus de mademoiselle est nul?
Clémentine. — ^Encore faut-il que le testament qui la fidt héritière existe, et elle vient de le déchirer.
HoBTEMBB {remettant au notaire les deux morceaux du testament qu*eUe a ramassés en cachette), — Les morceaux en sont peut-être bons ? {JEUmnement général)
Massias. — ^Excellents I
Langlumeau. — Ohl décidément ces Parisiennes sont d'un bete I (J7 sort avec humeur par le fond.)
Lehuohoib (bas à sa femme qui remonte au fond à gauche) — ^Vous me payerez tout cela, je vous le jure.
HoBTENSE {remontant au fond à gauche, poursuivie par son mari qui lui fait une scène à voix basse). — Soit, monsieur.
Félix (à Pauline). — ^Non ! il n'y a plus d'hésitation
possible. J'accepte pour toi. Seulement, Isidore est ton oncle, c'est mon frère, je t'autorise à lui offirir deux cent mille francs.
Pauline (allant à Isidore qui est à droite). — Oubliez tous nos débats, mon oncle, et acceptez cette somme.
IsiDOBE (V embrassant avec transport, en Ventrainant au milieu de la scène). — Si je Taccepte I Ah I ils valent mieux que nous.
Massias {regardant Isidore avec étonnement), — Ciel I quel changement!....
Clémentine {allant à Isidore). — Ainsi nous ayons dix mille francs de rentes? {Itetoumant à sonJUs.) Ah! mon âls ! nous ayons dix mille ....
Célestin {IHnterromparU). — Pour ce qui m'en reviendra
Isidore {se frottant les mains). — Dix mille francs I . . „ . et
mon chef de bureau n'en a que cinq mille Je yeux
récraser par mon faste Je prendrai un coupé au
mois. . • . pendant quinze jours. {La toUe tombe.)'