‹ Le testament de César Girodot. Comédie en trois actes, en proseChapitre 69 sur 72 · ACTE m, SCÈNE VIL 9a · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE VIL 9a

IVIassias. — J'ignorais le contenu.

Langluiheau (à ifogstoa). — ^Eli I qu'est-ce que ça nous fait ce chiffon de papier ? c'est pas un titre.

Massias. — ^Pardon. . . c'est un testament olographe.

Lânglttheâu. — Olo ?. . . .

Massias. — Graphe et postérieur au premier.

Veuillez vous en convaincre, monsieur le notaire.

Le Notaire (examinant la lettre). — ^Très en règle.

Tous {aœajbié8).~Alil. . . .

Clémentine {avec un soupir prolongé). — Conserver la même robe I

LsHucHom {même jeu). — Ne pas pouvoir construire!

Célestin {même jeu). — Des dettes, toujours des dettes I

Lanolumeau {même jeu). — r Ma pauvre ferme du Clousicq I

Isidore {même jeu)} — ^Eedevenir employé I

Cléwoentinb {qui s'est approchée vivement de Pauline et de Lucien, d'une voix mielleux et fausse), — Mes chers parents, nous aurions le droit de vous en vouloir un peu, mais nous avons réfléchi qu'il était juste que cette fortune fût à vous. . . . vous vous êtes donné assez de mal pour la gagner.

Pauline.— Oh!

liUciEN.— Qu'entendez-vous par là ?

Clémentine {s*emportcmt par degré). — ^Mon Dieu! vous aurez eu plus d'esprit que nous, vous aurez calculé ce qui pouvait séduire notre oncle.

96 LE TESTAMENT DE CESAE GIRODOT.

LuGiKN. — ^Mais, madame. ...

Clémentike {sèchement, et avec une colère md contenue). — ^Permettez, vous ne pouvez nous empêcher de vous dire ce que nous pensons sur votre compte à tous deux. Tous avez dit assez de mal de nous en arrière à notre oncle, puisqu'il nous déshérite en votre faveur.

Oélestin, IsiDOfiE, Lehuchoib, LANOLUMEiLU (m même temps), — C'est clair! c'est certain I

Lucien et Félix (s* élançant) — Messieurs

Pauline {arrêtant son père et Lucien du geste), — ^De grâce, mon père . . . Lucien ! . . . . {Elle va vivement à la table sur laquelle le notaire a placé le testament.) Cette succession, je ne l'ai pas désirée autrefois ; aujourd'hui, je la refuse. {Elle s'en empare, déchire le testament en deux vnorceaux, et retourne près de son père.)

Toua — Bien, très-bien!

Lucien. — ^Bien, Pauline.

Félix {la serrant sur son cosur). — ^Bien, ma fille.

Clémextine. — C'est charmant ce qu'elle a fait là.

Langlumeau et Célestin. — Charmant!

IsiDOBE {regardant Pauline avec admiration). — Qu'elle est

Lehuchoib {allant au notaire, qui e^ près de la tablé). — Alors le premier testament conserve sa valeur.

Langlumeau (à Horiense). — Certainement, et le Clousicq m'appartient

HoRTENSE. — ^Pardon, pardon ... {Au notaire,) Mon-

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