ACTE m, SCÈNE VIL 9a
IVIassias. — J'ignorais le contenu.
Langluiheau (à ifogstoa). — ^Eli I qu'est-ce que ça nous fait ce chiffon de papier ? c'est pas un titre.
Massias. — ^Pardon. . . c'est un testament olographe.
Lânglttheâu. — Olo ?. . . .
Massias. — Graphe et postérieur au premier.
Veuillez vous en convaincre, monsieur le notaire.
Le Notaire (examinant la lettre). — ^Très en règle.
Tous {aœajbié8).~Alil. . . .
Clémentine {avec un soupir prolongé). — Conserver la même robe I
LsHucHom {même jeu). — Ne pas pouvoir construire!
Célestin {même jeu). — Des dettes, toujours des dettes I
Lanolumeau {même jeu). — r Ma pauvre ferme du Clousicq I
Isidore {même jeu)} — ^Eedevenir employé I
Cléwoentinb {qui s'est approchée vivement de Pauline et de Lucien, d'une voix mielleux et fausse), — Mes chers parents, nous aurions le droit de vous en vouloir un peu, mais nous avons réfléchi qu'il était juste que cette fortune fût à vous. . . . vous vous êtes donné assez de mal pour la gagner.
Pauline.— Oh!
liUciEN.— Qu'entendez-vous par là ?
Clémentine {s*emportcmt par degré). — ^Mon Dieu! vous aurez eu plus d'esprit que nous, vous aurez calculé ce qui pouvait séduire notre oncle.
96 LE TESTAMENT DE CESAE GIRODOT.
LuGiKN. — ^Mais, madame. ...
Clémentike {sèchement, et avec une colère md contenue). — ^Permettez, vous ne pouvez nous empêcher de vous dire ce que nous pensons sur votre compte à tous deux. Tous avez dit assez de mal de nous en arrière à notre oncle, puisqu'il nous déshérite en votre faveur.
Oélestin, IsiDOfiE, Lehuchoib, LANOLUMEiLU (m même temps), — C'est clair! c'est certain I
Lucien et Félix (s* élançant) — Messieurs
Pauline {arrêtant son père et Lucien du geste), — ^De grâce, mon père . . . Lucien ! . . . . {Elle va vivement à la table sur laquelle le notaire a placé le testament.) Cette succession, je ne l'ai pas désirée autrefois ; aujourd'hui, je la refuse. {Elle s'en empare, déchire le testament en deux vnorceaux, et retourne près de son père.)
Toua — Bien, très-bien!
Lucien. — ^Bien, Pauline.
Félix {la serrant sur son cosur). — ^Bien, ma fille.
Clémextine. — C'est charmant ce qu'elle a fait là.
Langlumeau et Célestin. — Charmant!
IsiDOBE {regardant Pauline avec admiration). — Qu'elle est
Lehuchoib {allant au notaire, qui e^ près de la tablé). — Alors le premier testament conserve sa valeur.
Langlumeau (à Horiense). — Certainement, et le Clousicq m'appartient
HoRTENSE. — ^Pardon, pardon ... {Au notaire,) Mon-