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Réunissez- vous tous dans les niémcs senlimens de vous délivrer de cet odieiii et détestable joug de leur tirannique domination, aussi bien que des vaines et superstitieuses pratiques de leurs laussos r(^ligions. Et ainsi ()oint d'autre religion païuu vous que celle de la sagesse et de la probité des moeurs; point d'autre que celle de rhonnéteté et de la bienséance; |)oint d^autre que celle de la iraneiiisu Ju coeur et de la générosité de l'âme; point d'autre que celle d'abolir entièrement la tirannie et le culte superstitieux des Dieujk et de leurs idoles; point d autre que celle de maintenir la justice et Téquité partout; point d'autre que celle de bien travailler et de vivre tous régie-» ment en connnun; point d'autre que celle de maintenir la liberté publique^ et enfin point d'autre que celle de vous aimer les uns les autres et de garder inviolablement la paix et la bonne union parmi vous.
Heureux vous serez si vous suivez les régies^ les maximes et les préceptes de cette seule sage et seule vénlahle religion; mais j'ose dire, quoique je ne sois pas prophète que vous serez toujours misérables et malheureux, vous et vos descendans, tant que vous suivrez d'autre religion que celle-là; vous serez toujours misérables et malheureux, vous et vos desceadans, tant que vous souffrirez sur vous la domination des tyrans, et tant que vous souffrirez les abus, les erreurs et les va i ries supersliUuas du culte des Dieux et de leurs idoleS| vous serez misérables et malheureux, vous et vos descendans, tant quil n'y aura point de juste suiioiduiaUoa parmi vous et tant
qu'il y aura une si grande disproportion d'états et de condition parmi ?ous; vous serez misérables et malheureux, vous el vos (lesceiiiiaiib, LanUjue vous voudrez, au préjudice du bien commun» vous aproprier chacun en particulier tout ce que vous pouvez avoir les uns et les autres, et que vous ne voudrez pas tout mettre en commun dans chaque paroi^sn pour jouir tous en commun des biens de la terre et des fruits de vos travaux/ vous serez misérables et malheureux, vous ot vos descendans, tant que les biens et les peines de la vie seront si mai partagés entre vous, ou si mal partagés entre les hommes; n'étant nullement juste que les uns portent toutes les peines (iu travail et des incommodités de la vie et que les autres jouis« sent seuls sans peine et sans travail de tous les biens et de toutes les commodités de la vie. En (in vous serez misérables et malheureux, vous et vos descendans, tant que vous ne vous unirez pas tous, ou au moins tant que vous ne conspirerez |)as unaniinemcnl tous, et que vous ne contribu(;rez pas tous néreusement à vous délivrer de ce commun esclavage où vous êtes tous misérablement réduits, sous le joug insuportable de la tirannique domination des princes et sous le joug détestable des vaines et superstitieuses pratiques d'une fausse religion, qui ne saurait vous faire servir, craindre et adorer qu'une fausse Divinité et une Divinité imaginaire, qui par conséquent ne saurait vous faire aucun bien, ni aucun mal, comme je Tai ci-devant clairement démontré.
Je conjurerois volontiers ici tous les gens d'esprit et de bon sens et toutes les personnes de probité de
vouloir suspendre un peu leur jugeaient sur ce sujet; je les conjurerois volontiers de vouloir se défaire un
peu des préjugés qu'ils pouroient avoir de leur naissauce, de leur éducation el des habitudes particulières qu^ls pourroient avoir. Je les conjurerois volontiers de vouloir faire une alteiUion parliculiéie sur tout ce que j'ai dit. Et eiiiiii je les conjurerois^ volontiers de vouloir examiner sérieusement mes sentimens et mes pensées, mes raisons ot mes preuves, aHn d'en remarquer et d'en découvrir tout le fort et ie foible: car je me persuade fortement^ que suivant les lumières naturelles de leur raison, ils se laisseroient facilement coavamcre de toutes les vérités que j'ai avancées, et seroient surpris eux-mêmes de ce que tant de si i vaines, si ridicules et si grossières erreurs, et que tant de si détestables et {M iiiicieux abus ayent pù s'introduire et s'établir si fortement et si universellement parmi les hommes et qu'ils aient pû s*y maintenir si longtems, vu qu'il y a tant de gens d'esprit subtils et éclairés qui auroieut dù s oposer à rétablissement, au progrès et à la continuation de tant de si détestables abus et de tant de si détestables erreurs. 11 seaibie ù cet égard que les hommes soient Crapés d^un esprit d'aveuglement, pour ne^s voir les erreurs où ils sont. Le sujèt est important, chacun y est * intéressé, il s'agit du bien, du repos et de la liberté publique; il s'agit de la déliviance de presque tous les hommes de la dure et misérable servitude des tyrans, aussi Lien que de la délivrance de la vile et odieuse servitude de toutes les idiolatriques superstitions des religions. Si les gens d'esprit et de bon
sens et si les personnes de prabité trouvent que j*ai eu raison de blftmer et de condamner les vices et les
eriPiirs^ les abus et les désordres que j'ai blâmés et condamnés^ s'ils trouvent que j'ai dit la vérilé et que mes preuves et mes raisonnemens sont «démonblrali Is, comme je le prétends, c'est à eux à soutenir le parti de la vérité; c'est à eux mêmes à blâmer et à condamner les vices, les erreurs et les abus que je blâme et que je condamne: car il est indigne des gens d'esprit et des personnes de probité de vouloir toujours favoriser par leur silence tant de si détestables erreurs et tant de si 'détestables abus. S*ils nWnl non plus que moi les blàmei et les condamner ouvertement pendant leur vie, (|u'ils le fassent donc au moins une fois à la fin de leurs jours. Qu'ils rendent donc ce témoignage de justice à la vérité, au moins une fois à la fin de leurs jours et qu'ils fassent donc au moins une fois avant de mourir ce plaisir à leur patrie, à leurs parens, à leurs amis et à leurs propres descendans que de contribuer au moins en cela à leur délivrance.
Mais si au contraire ils trouvent que je n'ai pas
dit la vérité et que c'est un crime à moi davoir pensé et écrit cofhme j'ai fait, et si même la passion les porte à me traiter indignement d'impie et de blasphémateur etc. après ma mort, comme feront infailliblement la plûpart ou peut-être même tous iesi bigots, tous les ignorans et superstitieux dévots, tous les prêtres hypocrites et généralement tous ceux (pii sont intéressés et qui ont part au profit qui revient si abondamment du Gouvernement tirannique et du culte
superstitieux des Dieux et de leurs idoles^ c'est à eux à faire manifestement voir la fausseté de cequej^ai
avancé; cesl u eux a lairo voir la i'ausselé ou la foiblesse de mes preuves et de mes raisonaemens; et enfin c'est à eux é établir et à prouver la prétendue vérité de leur foi et do leur roliofion et la prétendue' justice de leur Gouvernement politique par des raisonnemens plus forts, plus clairs et plus convaincans, ou au nioins par des raisons aussi fortes, aussi claires, aussi convaincantes et aussi démonstratives que sont celles par lesquelles je les ai combattues; et c'est ce que je les défie de pouvoir faire; car la raison naturelle ne sauroit déuionslralivernent prouver des choses qui sont contraires, contradictoires en incom* pi*éhensibles. Et tant qu'ils ne le feront pas qu'ils soient tenus pour cou v;i meus d'erreurs et d'abus dans leur doctrine et dans leur gouvernement et par conséquent qu'ils soient confondus dans la vanité de leurs erreurs, dans la vanité de lëurs menvSon|»es et de leurs impostures et qu'ils soient conloadus dans l'injustice de leurs gouvernemens tiranniques Ckm^ fundantnr omnes iniqua agentes supervaeué: cmfun^ danlur omnes qui adorant smilptilin et (jui (jlonantur in iimukusria suis Simiies t///*? fiant qui faciunê m el qui cmfidunl in eis §. Canfundantur omnes facientes mal a, operiantur confusions et finJorc qui quœruîU mala **. Confundantur confusione qm con/i.^ âuni in sculptili, qui dicunt confiatili vos DU nosiri.
• Pealm S4: 8. f Paalm 96: 7.
} Ptolm 70: 13. Jewïe 4S: 17.
Et il faut leur dire^ comme disoit cet autre prophète: soyez coDfus et aiez honte de vos iniquités: * Cbnfundimini et embescite superhiis vestris.
Mais comme toutes vérités ne sont pas toujours bonnes à dire^ les prétendus sages politiques du siècle ne manqueront pas non plus de trouver mauvais que j'ai entrepris de découvrir tant de si grandes et si importantes vérités, qu'il vaudroit mieux^ diront*ils, tenir toujours ensevelies dans une profonde ignorance que de les mettre si clairement au jour, cUmL sûrs, diront ils, que c'est favoriser les méchans et leur . faire plaisir que de les délivrer de la crainte de Dieu et des châtimens éternels, et plusieurs prendront delà occasion de lâcher hijreuient la bride à leurs convoitises déréglées, d'en devenir plus méchans et de commettre plus hardiment toutes sortes de méchancetés, sous prétexte (ju'il "n'y auroit point de cliàtimens à craindre après cette vie; et c'est une raison,, diront-ils, pourquoi les sages politiques tiennent pour maxime f|M'il est besoin que les peuples ignorent beaucoup de choses vraies et qu'ils en croient beaucoup de fausses.
A cela je réponds en deux mots: 1^. Que ce n'a pas été pour favoriser les méchans, ni pour leur faire plaisir, que j'ai dit ici la vérité: bien loin de cela, je voudrois pouvoir les confondre tous tant qu'ils sont; et ç'a été spécialement pour confondre tous les imposteurs et tous les hypocrites, que j'^i mis ici à découvert leurs erreurs, leurs illusions et leurs impos-
tures; el c'est pour confondre les tyrans, les mauvais riches et tous les grands de la terre, que j'ai mis à découvert les abus^ les voleries et les injustices de leurs tîranniques gouvernemens. D'ailleurs comme cette crainte de Dieu ou des Dieux, ni celle des préteudus cbâtimens d'un enfer après celte vie ne les épouvante guéres^ qu'elle n'épouvante guères les hommes et qu'elle ne les cmpèclie guères de suivre leurs mauvaises inclinations^ il n'y a pas grand danger non plus qu'ils soient délivrés de cette vaine crainte^ pourvu qu'on leur lasse toujours bien sérieusement craindre les chàtimens de la justice^ car il est constant que cette , crainte fera beaucoup plus d'impression sur leur es- prit^ que ne feroit la crainte des Dieux^ ni celle de leur prétendu eui'er.
En second lieu» je dis que ce n'est pas la vérité» ni la connoissance des vérités naturelles, qui porte les liomrnos au m.il, ni qui rend les peuples vicieux et méchans, mais c'est plutôt rignor.uice et le défaut d'éducation» c'est plutôt le défaut de bonnes loix et de bons gouvernemens, qui les rend vicieux et mcchans; car il est sur, que s ils étoient mieux iaslruiU dans les sciences ou dans les bonnes moeurs» et mieux gouvernés qu'ils ne sont, ils ne seroient pas si vicieux ni si niéchans, fpi'ils le sont. Et la raison de cela est» que ce sont les mauvaises loix elles»mémes et le mauvais gouvernement qui font natlre, pour ainsi dire, une j);irlio dos hoiinnes vicieux el niéch.nis, parce qu'elles les font naître dans le luxe et dans la vanité des grandeurs et des richesses de la terre» dans ' lesquelles ils veulent ensuite se maintenir toujours
aussi vicieusement, qu'ils y sont nés et qu'ils y ont été élevés; et les autres les mêmes lois et les coutumes les contraignent pour ainsi dire de devenir vicieux et méchans, parce qu'elles les font naître dans la pauvreté et dans la misère, dont ils tiichent ensuite de se tirer par toutes sortes de voies bonnes ou mauvaises, ne pouvant pas toujours s'en tirer par des voïes justes et légitimes; et ainsi ce n'est point la science, ni la connoissance des vérités naturelles, qui porte les hommes au mal, comme on le prétend, mais ce sont plutôt, comme j'ai dit, les mauvaises loix et les mauvaises coutumes, qui les y portent, parce qu'elles les font naître vicieux et raéchans, comme j'ai dit, ou qu'elles les contraignent de le devenir par le mauvais gouvernement qui est parmi les hommes. Que l'on attache l'honneur et la gloire, les biens et les douceurs de la vie, et même l'autorité du gouvernement à la vertu seule, à la sagesse, à la bonté, à la justice, à l'honnêteté, à la probité etc. plutôt qu'à la faveur, plutôt qu'à la naissance et qu'aux biens de la fortune. Pareillement que l'on attache la honte, l'infamie, la peine el la misère, et même plus grande punition, s'il le faut, au vice, à l'injustice, à la tromperie, à la mauvaise foi, à la malice etc., plutôt qu'au défaut de naissance, el plutôt qu'au défaut des biens de la fortune, et vous verrez que chacun se portera comme de soi-même à faire le bien et que chacun se piqueia d'être bon, sage, honnête et vertueux. Mais tant que I honneur et la gloire, les aises et les commodités do la vie ne seront attachées qu'à ccrttfif'es naissnnces et à certaines conditions de vie,
plutôt qu'à la vertu et qu'au mérite personnel, les hommes seront toujours vicieux et méchans et par conséquent aussi toujours malheureux.
Si toufi ceux qui connoissent aussi bien que mot, ou plutôt qui coDiioisi»ent encore beaucoup mieux les choses humaines^ qui connoissent mieux que moi les erreurs et les impostures des religions,* et qui connoissent beaucoup mioux que moi les abus et les injustices du gouvernement des hommes, disoient au moins à la fin de leur vie ce qu'ils en pensent, sHls les blAnioient, s'ils les condaiiiiiuient el s'ils les niaudissoient, comme ils le devroient faire au moins avant de mourir, on verroit bientôt le monde changer dé face et de figure, on se moqueroit bientôt de toutes les erreurs et de toutes les vaines et superstitieuses pratiques des religions, et on verrott bientôt toute la grandeur, toute la fierté, tout Torgueîl et toute la puissance des tyrans confondus. Mais ce qui fait que ces sortes de vices et que ces sortes d'abus et d'erreurs se maintiennent si puissamment et si unirersellenienl dins le monde, c'est que personne ne s'y opose, personne u y contredit, personne ne les blâme et ne les condamne ouvertement là, où ils sont une fois reçus et établis. Tous les [jouples gémissent sous le joug tirannique des erreurs, des superstitions, des abus et des injustices du gouvernement, et personne n'ose crier contre tant do si détestables erreurs, contre tant de si détestables abus et contre tant de si détestables voleries et injustices, qui se commettent si universellement dans le monde. Les sages dissimulent a cet égaid, iU a osent dire ouvertement ce
qu'ils en pensent, et ils incuiont ainsi sans dire ce qui en est et ce qu'ils en pensent. Ët c'est à la fa*" veur de ce lâche et timide silence que toutes les erreurs, que toutes les superstitions et que tous les abus^ dont j^ai parlé^ se maintiennent et se multiplient dans le monde^ comme nous le voions.
Au reste je vous déclare^ mes chers Âmis^ que dans tout ce que j'en ai dit ou écrit ici, je n'ai prétendu suivre que les seules lumières naturelles de la raison, et n'ai eu d'autre intention ni d'autre dessein^^ que celui de tâcher de découTrir et de dire ingénuement et sincèrement la vérité. Il n'y a jM>int d'hommes de probité, ni d'honneur, qui ne doive se taire un devoir de la dire, lorsqu'il la connoit. Je l'ai dit comme je l'ai pense, et je ne l'ai dit qu'afin de v<nis la faire connoitre et aiin de vous désabuser, comme j'ai dit autant qu'il seroit en moi, de toutes ces détestables erreurs et de toutes ces détestables superstitions des religions, qui ne servent qu'à vous tenir sotement en bride, à vous troubler vainement le repos de Tespnt, et à vous empêcher de jouir paisiblement des biens de la vie, et à vous rendre les vils cl malheureux esclaves de ceux, qui vous gouvernent. iMais comme je sais que cet écrit, que j'ai dessein de faire consigner au Grcfle de vos Paroisses avant ma mort.
pour vous être ensuite communiqué^ venant' pour lors
à paroître, ne manquera pas d'exciter et de faire soulever contre moi la colère et Tindigoation des prêtres et des tyrans^ qui de leur cAté ne manqueront pas de m^outrafifer^ de me calomnier et de me traiter indignement el injurieusenient après ma uiort, si cela arrive^ je déclare déjà par avance que je proteste * contre toutes les procédures injurieuses, qu'ils pouront alors faire injusU im nt contre moi an sujèt de cet écrit. Je déclare déjà par avance, que j'en a pelle comme d'abus et j'en apeile au seul tribunal * de la droite raison, de la justice et de l'équité naturelle par devant toutes personnes sages et éclairées^ qui auront de la probité, qui se déferont de toutes pas* sionsy de toutes préventions et de tous préjugés, qui pouroient être contraires à la justice ou à la vérité; récusant pour juges dans cette mienne cause tous ignoransy tous bigots, tous flateurs, tous hypocrites et généralement tous ceux, qui seroient en (|uelrjue manière que ce soit, intéressés au maintien ou à la conservation de vaines et folles superstitions du culte religieux des fausses divinités, ou qui seroient intéressés au maintien et à la conservation de la puissance et du gouvernement tirannique des riches et des grands de la terre.
Je n'ai jamais fait aucun crime, ni aucune méchante ou mauvaise action; je déiierois bien présentement tous les hommes de pouvoir me faire avec justice à ce sujèt aucun mauvais reproche. De sorte que si je
* Quiconque refuse de se soumettre à œ tribunal, s'éloigne de la raison même et se rend en mfime tems digue de oondaïunation.
suis iojuficusemeût et iodignemeol traité^ oulragé ou Galonioîé après ma morl^ ce ne sera point pour d'autre crime que pour celui d'avoir dit ingénuement la vérité^ conioie je 1 ai dite ici^ afin de vous donner lieu de pouvoir vous désabuser et de pouvoir^ si vous voulez bien vous entendre, vous tirer et ^ous délivrer de toutes ces détestables erreurs, de toutes ces é&écrables superstitions et de tous ces pernicieux abus, dans lesquels vous êtes si misérablement plongés. C'est la force de la vérité, qui me la fait dire, et ce n'est que la baine de Tinjustice, de Timposture, de la tyrannie et de toute autre iniquité, qui me fait parler ainsi. Car je hais et déteste effectivement toute injustice et toute iniquité *: Omnem vuim iniquam odio htAui Odivi mnnem viam iniquUatis §. Iniquitalm odiô habni et abomimtfis swn. J*ai haï entièrement tous ceux, qui se plaiseul uu qui aiment à mal faire**, iniquas adio habui ff ^ perfeclo odio oderam illos et inimd faeti suni itsÂt. Ce seroit à Taire à des gens d'esprit cl d autoritc; ce seroit à faire à des plumes savantes et à des hommes éloquens de traiter dignement ce sujèl et de soutenir ici, comme il faudroit, le parli de la justice et de la vérité, lis le feruienl incomparablement mieux que moi. Le zèle de la justice et de la vérité, aussi bien que le zèle du bien public et de la délivrance commune des peuples, qui gémissent^ devroil les y engager; et ils ne devroient point cesser de blâmer, de condamner, de poursuivre et de combattre toutes les détestables erreurs, tous •
• Psalm 118. t Ibid. 104. § Ilnd. ISS. IbkL lis. tt ISSi SO.
les détestables ahua, toutes les détestables tyranoies, dont j'ai parié^ qu'ils ne les aient entièrement confondus et anéantis^ faisant en ceci comme celui qui disoit *: Persequar immicos meos et comprehendam Ulos et non converîar donec defieiant. Que tous les' méchans donc périssent, que tons les tyrans périssent et qu'ils soient conlundus dans leur orgueil "f: Camprehendantur in superbiâ sua.
Après cela que Ton en pense^ que l'on en juge^ que Ton en dise, et (|ue Ton en lasse tout ce que Ton voudra dans lemoude^jene m'en embarasse gué- • res. Que les hommes s'accommodent et qu'ils se gouvernent comme ils veulent^ qu'ils soient sages ou qu'ils soient fous, qu^ils soient bons ou qu ils soient * méchans^ qu'ils disent ou qu'ils fassent de moi tout ce (ju'ils voudront après ma mort, je m'en soucie twi peu. Je ne prends déjà presque plus de part à ce qui se fait dans le monde. Les morts avec lesquels je suis sur le point d'aller, ne s'embarassent plus de rien et ne se soucient plus de rien. Je finirai donc ceci par le rien, aussi ne suis-je guères plus que rien, et bientôt je ne serai rtén etc.
• Paalm 17: 41. f 68: U.