CONCLUSIONS
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L. — L'hérédité syphilitique peut, indépendamment de l'orchite, réaliser des arrêts non seulement dans le développement du testicule, mais encore dans sa migration.
IL. — On connait bien aujourd’hui l’orchite interstitielle qui peut apparaitre comme manifestation précoce, voire même congénitale ou comme manifestation tardive de l’hérédo-syphilis ; on sait déjà qu'elle peut aboutir à la sclérose atrophique du testicule. Cette dernière peut, à titre de véritable « castration sous-albuginée », arrêter le développement général de l’enfant et créer un infantilisme acquis, secondaire.
I. — Dans la syphilis héréditaire, l’épididymite (associée à l'orchite ou isolée), signalée seulement dans quelques observations purement cliniques, existe bien au point de vue microscopique; ce point de la question, signalé à l'étranger, n’a pas encore été étudié : on trouve, à la coupe, des lésions d’épididymite interstitielle, analogues à celles du testicule, caractérisées par une prolifération de cellules conjonctives de nouvelle formation dans l'intervalle des sinuosités du canal épididymaire et plus particulièrement le long et autour des vaisseaux où elles constituent des espèces de petites gommes microscopiques.
IV. — L'orchi-épididymite existe aussi bien dans la syphiks héréditaire que dans la syphilis acquise de l'enfance. V. — L’hydrocèle vaginale, considérée jusqu’à présent comme
une rareté dans la sarcocèle hérédo-syphilitique, existe dans près du quart des cas.
VI. — Les gommes, non pas seulement microscopiques, mais encore les gommes volumineuses existent dans le sarcocèle hérédo+ syphilitique, mais ces dernières sont rares,
VIT. — Le fongus est une rareté.
VIII. — Le canal déférent est quelquefois atteint dans la syphilis héréditaire.
IX. — Les arrêts de développement du testicule et les ectopies testiculaires relèvent souvent de l’hérédité syphilitique, au même titre que des hérédités infectieuses ou toxiques (tuberculose, alcoolisme, hérédité nerveuse). Ils peuvent, aussi bien que l'infantilisme général, relever de la syphilis acquise de l'enfance.
RER CE ne as RE EREe S
Vu :
Le Président de la Thèse, Alf. FOURNIER, Vu :
Le Doyen, BROUARDEL.
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, GRÉARD.