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Lessiveuse de son état, elle a, pendant quelque temps, balayé les rues de la ville, puis elle est venue habiter la demeure actuelle, donnant la main à-son mari pour défricher le clos qui l'entoure et planter du jardinage.
Examen du 12 mars : A peine a-t-on soulevé les draps de lit, qu'il se dégage une odeur infecte de putréfaction. Dans l'après-midi, un moment avant notre arrivée, la malade aurait senti un corps étranger à sa vulve terminé par une sorte de fil; en tirant sur ce dernier, elle a extrait une masse charnue.
En l’examinant sous l'eau, je constatai que j'étais en présence d'une partie du placenta correspondant à l'insertion du cordon, en état de putréfaction. L'odeur en était repoussante.
Revenant auprès de la malade, je l’'examinai. Température axillaire 37°1. Pouls 104.
Le ventre est tendu, la palpation est rendue difficile par la douleur qu'elle provoque...
En raison de la contraction de défense des muscles de la paroi abdominale, on ne peut sentir Le fond de l'utérus. Injection vaginale.
Au toucher, on sent le col dans l'axe du vagin, ouvert, effacé et rempli par une masse molle, friable, dont on ramène facilement une partie avec le doigt. C'est un débris placentaire accompagné d'un caillot sanguin.
Je décide de faire un curage instrumental léger pour déblayer cet utérus etd'en nettoyer la cavité. Désinfection du vagin. La lèvre antérieure du col est saisie avec une pince de Museux. L'orifice interne, déjà ouvert et flasque, admet facilement des mandrins de Hégar assez gros. La curette ramène des débris placentaires d'odeur repoussante. Des caillots sanguins récents et des caillots anciens emprisonnés dans un réticulum de fibrine. Pas de pus. Injection intra-utérine iodée. Nettoyage de la cavité utérine à l'aide d'écouvillons iodés, puis badigeonnage iodé à l'aide de tampons de coton montés. Une bonne mèche iodée est placée dans la cavité utérine. Lame de coton à la vulve. Dans la soirée, une selle abondante; les urines sont normales.
Le 13 mars, la mèche utérine est retirée, elle entraîne avec elle quelques légers débris. Injection intra-utérine à l’eau bouillie,
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nettoyage de la cavité utérine à l’iode. Température 37°1. Pouls 104.
Le ventre est souple, moins douloureux. Le fond utérin est à deux travers de doigt au-dessus du pubis. Les pertes ‘ont encore un peu d'odeur.
Le soir, l'état s'améliore, la malade se sent bien, l'abdomen n'est plus tendu. Température 37°4. Pouls 108.
- Le 44 mars, la nuit a été bonne, la malade a bien reposé. Sur le matin, une bonne sélle. À la visite du matin : Température 37°1. ‘Pouls 100, bien frappé.
Les lochies sont rosées, sans aucune fétidité; le Douls restant encore un peu rapide, nouvelle injection intra-utérine iodo-iodurée. Rien de particulier. RE
Après notre départ, vers les 11 heures di matin, la malade aurait ressenti un grand frisson violent suivi d’ une brusque paralysie de la jambe gauche qui restailinerte et froide sur le plan du lit malgré les efforts faits par la malade pour la fléchir sur la cuisse; en même temps, parésie légère du bras droit. À la suite d'une friclion excitante, tout serait rentré dans l’ordre.
- A la visite du soir, il n'existe LE rien d’apparent, la malade accuse un peu de céphalée. /
Du côté abdominal, elle se sent très bien, elle a très peu perdu, les pertes sont rosées, sans aucune odeur. Température 37°5. Pouls 108.
Le 15 mars, la malade a passé une bonne nuit, le mal de tête persiste. Plus de frissons, la température monte à 38°4. Pouls 104.
Du côté utérin tout. va bien, une injection intra- sus d'eau bouillie donnée, le liquide ressort très propre.
Le soir, la température n’est que de 37°2. Pouls 104.
Un fait nouveau attire notre attention, la malade se plaint d'un torticolis léger à droite, les mouvements d'extension et de flexion de la tête dans le sens antéro-postérieur ne sont pas douloureux, seuls les mouvements de latéralité (rotation et flexion de la tête). du côté droit sont douloureux. Ce phénomène ne surprend pas la malade qui l'aurait ressenti dans les suites de son premier avortement. Pensant à un torticolis banal d'origine rhumatismale, nous ordonnons des cataplasmes de farine de lin renouvelés chaque deux heures.
Le 16 mars, brusquement, dans la nuit du 15 au 16, la malade a