‹ Le Tétanos Utérin Post-AbortifChapitre 17 sur 38 · AS | ARCS · texte numérisé non relu

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d'hydrâte de chloral dans les vingt-quatre heures) et d'injections sous-cutanées de morphine, les décharges nerveuses se rapprochent .et la mort survient enyiron vingt-quatre heures après l'entrée à l'hôpital et quatre jours après l'apparition des phénomènes tétaniques. C'est seulement à l’autopsie que l'on a prélevé au fond de l'utérus, sans l'ouvrir, à l'aide d'une pipette, les lochies fétides qui s’en écoulaient.

Le liquide recueilli a été ensemencé dans des ballons de bouillon, sous huile, et a donné rapidement, soit au bout. de quarante-huit heures, des cultures abondantes, impures il est vrai, d'un bacille en baguette de tambour, prenant le Gram et présentant lous les caractères morphologiques du bacille de Nicolaïer. Malheureusement, aucun animal n'a été inoculé pour ajouter, à cet examen, la preuve expérimentale. ,

Mais, en rapprochant l'évolution clinique de la maladie des constatalions bactériologiques faites sur les lochies ensemencées prove- - nant de l'utérus, il semble permis de conclure que le tétanos était bien d'origine utérine.

L'utérus présentait sur une section verticale une disposition assez particulière des lésions : ,

1° Une zone externe, d'aspect fibroïde, consistante, blanchâtre, de 1 centimètre d'épaisseur, correspondant au muscle utérin normal;

2 Une zone moyenne d’une épaisseur moindre (1 à 2 millimètres), fortement hémorragique, d'un noir rougeâtre lrès accusé ;

3° Enfin, une zone interne de 1/2 à 1 centimètre d'épaisseur suivant les points, de couleur blanc.sale, de consistance molle, donnant l'impression d’une zone en déliquescence et en voie d'élimination.

L'examen microscopique montre que la zone externe est unique-

ment contribuée par le tissu normal de l'utérus où l'on distingue par place des vaisseaux et de véritables sinus dilatés, gorgés de sang et de leucocytes.

Sous le péritoine, les lymphatiques sont également distendus ; il en est de même des lymphatiques intermusculaires où s'accumulent des leucocytes polynucléaires. La zone moyenne est surtout hémorragique. On y trouve un grand nombre de vaisseaux emplis de sang et d'autres nettement rompus.

E=Mhiees

Enfin, la zone interne parait être la zone d'infection proprement dite. Le tissu utérin s'y montre à un état d’altéralion très avancée. Tous les éléments de cette région paraissent atteints de nécrose ; quelques noyaux seuls subsistent.

Cette zone est séparée de la zone hémorragique par une bande

assez épaisse de cellules lymphatiques, formant une sorte de barrière

“entre Les tissus sains et la région nécrosée. Les cellules Iÿmphatiques s'insinuent assez loin dans les parties avoisinantes. Au sein de ces parties, on peut mettre en évidence les microbes habituels de la suppuration (streptocoques et staphylocoques) du colibacille et, en outre, d'autres microbes aérobies et anaérobies dont nous n'avons pu déterminer la nature.

Il nous a été également impossible d'y rencontrer le bacille de Nicolaïer, malgré le résultat posilif des ensemencements.

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