‹ Le Tétanos Utérin Post-AbortifChapitre 35 sur 38 · PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT

Le tétanos utérin post-abortif est le plus souvent la conséquence de l'avortement criminel. Celui-ci est de plus en plus fréquent. Bien que la loi le considère comme un crime (art. 317 C. pén..), le jury se montre d’une indulgence excessive pour les personnes qui pratiquent l'avortement et le plus souvent la patiente est absoute. F

Pour lutter contre l'avortement criminel, il serait nécessaire, non seulement de réprimer plus sévèrement les coupables, mais encore d'éclairer le public sur les dangers encourus par la femme qui se livre à des manœuvres aborlives.

Si toutes les complications d'infection .utérine n'entrainent pas la mort de la malade, elles peuvent produire des complications annexielles dont on ne saurait nier la gravité.

Ce sont : L'endométrite et la métrite parenchymateuse, la salpingite, la péri métro-salpingile avec les abcès pelviens, le phlegmon du ligament large, la cellulité pelvienne, etc. L'infection, au lieu de rester locale, peut envahir l'organisme et

faire apparaître alors la péritonite généralisée, la pyohémie et

la septicémie puerpérale. |

Les deux plus redoutables complications sontle tétanos utérin, presque toujours mortel, et la gangrène utérine non moins grave. Cette dernière peut êlre produite à l’occasion d’une perforation de la paroi de l'utérus ou d’une-injection de liquide caustique.

Le bacille de Nicolaïer sera combatlu au niveau de la plaie qu'il ne quille jamais. La toxine le sera au lieu de sa formation et dans l'organisme, où elle diffuse rapidement, en essayant de la neutraliser si possible avant son arrivée aux centres nerveux.

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