HISTORIQUE
Depuis l'antiquité la plus reculée, le télanos était déjà connu comme une des complications possibles de la période puerpérale. 4°
Archigène, Arélée le signalent.
Au xvr° siècle, un auteur français, Martinus Akakia, parle du tétanos utérin possible. Plus tard, Curling en parle dans son traité.
Le premier travail d'ensemble date de 1854, avec Simpson, qui réunit 24 observalions, puis celui de Garrigues en 1882.
La découverte du bacille du tétanos, en 1884, vint donner un nouvel intérêt à l'étude du tétanos dans toutes ses manifestations. 2
Sur le tétanos puerpéral parurent alors les travaux de Gauthier, de Genève; de Vinay, de Lyon; puis de Roux, Borrel, Vaillard, etc.
ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE
Découvert en 1884, le bacille du tétanos a fait, depuis lors, l'objet de recherches importantes (Kitasato, Vaillant, Vincent, Rouget, etc.). Dès lors, cette affection était définitivement classée parmi les maladies infectieuses.
Suivant son point de départ, tête, membres, viscères, le tétanos peut avoir une évolution particulière ; mais on sait que l'agent microbien causal est toujours le même, le bacille de Nicolaïer. se
Formes. — Dans le pus d'une plaie tétanique, il a la forme d'un bâtonnet {rapu (0 x 3 de long à 0 & À de large). Dans les cultures, il estsurmonté, presque toujours, de sa spore à l'une de ses extrémilés. Il prend le Gram et est anaérobie.
Cultures. — I cultive bien à l'abri de l'oxygène, en bouillon, sur gélaline, sur gélose, sur pomme de terre, sur le lait qu'il ne coagule pas. |
Habitat. — On le trouve à la surface du sol, mais surtout dans la terre. À 0"30 de profondeur, il serait plus rare. Il est en très grande abondance dans le fumier, dans les excréments des herbivores, d'où la fréquence plus grande du tétanos puerpéral chez les paysannes. On le trouve même dans le tube digestif de 5 p. 100 des individus normaux,
Si le bacille est relativement fragile, sa spore, par contre, est très résistante. Elle n'est pas détruite par un chauffage à 110 degrés de quinze minutes.
Le bacille ne quitte pas la plaie, il n'agit que par sa toxine. Celle-ci à été comparée loue à lour à une plomaïne, à un alealoïde, Elle se rapproche surtout des diastases. On la trouve