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dans le sang des tétaniques. Elle a une aclion élective sur le système nerveux. Elle y arrive, ainsi que l'a démontré A. Marie, par deux voies : par le sang et par les nerfs périphériques, et probablement par les nerfs sympathiques en ce qui concerne le tétanos viscéral.
Les bacilles tétaniques peuvent disparaître, rapidement, du
foyer infectieux. Souvent ils sont déjà très rares au moment où les contractures éclatent (Courmont). Il en résulte que le pus de la plaie tétanique inoculé, ensemencé, qu ne pas déceler le bacille.
Associalions microbiennes. — Les associalions microbiennés favorisent l’action du bacille et de sa spore. Nous montrerons leur importance capitale en ce qui concerne le tétanos utérin post-abortif.
On sait que des spores tétaniques que l'on a pu débarrasser de leur toxine, injectées au cobaye, pourtant très sensible, à des doses formidables, sont rapidement détruites par les leucocyles et ne provoquent pas le télanos. Si cetle inoculation est faite au niveau d'une plaie septique, l’action des leucocytes devient insuffisante et le tétanos apparait.
Tous les bacilles n'ont pas la même action favorisante. Lorsque le bacille du tétanos était associé soit avec du staphylocoque, soit du streptocoque, soit du subtilis, soit du pneumobacille, Vincent n’a pu provoquer le tétanos.
Les espèces microbiennes rencontrées dans l'utérus, au cours des infections puerpérales, sont très nombreuses, aussi bien pour les aérobies que pour les anaérobies. Ce sont ces dernières qui vont contribuer le plus à exaller la virulence du bacille du tétanos. |
La plupart des espèces anaérobies suivantes peuvent habiter d'avance les voies génitales (vagin, même le col de l'utérus, - ainsi que l’a montré Jeannin). Ce sont :
Le bacillus perfrigens, le plus fréquemment rencontré. C'est un gros bâtonnel à bouts carrés, immobile, prenant le Gram ;
Le bacillus radiüformis, petit bacille à extrémités arrondies,
ne prenant pas le Gram;
Les streptocoques anaérobies ;
Le staphylococcus parvulus plus petit que le staphylocoque doré, ne prenant pas le Gram;
Le bacillus thetoïdes, bacnilo dires, ovoïde ;
Les bacillus ramosus, caducus, nebolusus, etc.
Parmi les espèces aérobies, ce sont : les staphylocoques, Les Bonocoques, les colibacilles.
Au cours de l'avortement non provoqué, les microbes. existant dans le vagin peuvent pénétrer dans l'utérus, grâce à la béance du col, à la présence de débris membraneux adhérents à l'utérus et pendants dans le vagin, à la faveur d'une rétention placentaire.
Au cours de l'avortement criminel, ils sont véhiculés par les : instruments ou les liquides qui ont servi à le provoquer.
L'avortement est, en effet, pratiqué, la plupart du temps, par des matrones, herboristes, sage-femmes, la malade elle-même, des comparses, qui n’emploient pas une instrumentation compliquée, étant obligées d'agir vite, pour se compromeltre le moins possible, et qui ne prennent aucune précaution aseptique. On à vu employer des aiguilles à tricoter, parapluie, épingles à chapeaux, etc.; des injections intra-utérines avec des liquides toxiques, comme le jus de tabac par exemple. Les instruments piquants provoquent l'avortement par perforation de l'œuf, les liquides par décollement des membranes.
Dans l'utérus, le bacille tétanique trouve, à l'abri de l'air, un milieu remarquable pour cultiver. Les lochies, les eaillots, le placenta, favorisent la vitalité du microbe. Vincent a montré que l’hématome empêchait la défense leucocytaire de se produire: Si un hématome contient des spores tétaniques, celles-ci sont protégées contre la phagocytose et même, sans le secours d'une association microbienne quelconque, peuvent engendrer le tétanos.
On conçoit combien, après l'avortement, un utérus infecté rendra offensif le bacille tétanique. 5
ILest encore d'autres causes, d'ordre plus général, qui interviennent :
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La chaleur, qui diminue l’action des phagocytes (on pourrait expliquer ainsi la gravité du tétanos puerpéral, qui fait des ravages considérables aux Indes, à Madagascar, en Guyane);
L'hyperthermie ;
Le froid ;
L'humidité; =
Les émotions morales; 4
Enfin certaines substances chimiques, comme les sels de quinine.
SYMPTOMATOLOGIE
Avant d’ pres la symptomatologie du tétanos puerpéral, une distinction s'impose.
Dopter signale, avec raison, que dans le tas des femmes . en couches, on peut observer deux formes :
Si le point de départ de l’inoculation se trouve dans une plaie cutanée périnée, grandes lèvres, il en résulte un télanos ordinaire ;
Si la plaie est utérine, il en résulle un tétanos viscéral.
Le tétanos utérin, que nous envisageons, rentre dans le cadre des tétanos splanchniques.
Les classiques lui accordent les caractères suivants :
Il n'apparaît, en général, que vers le huitième ou dixième jours après l’inoculation. Sa période d'incubalion est donc plus longue que celle du tétanos d’origine externe, qui est de quatre
à dix jours en moyenne. j
Le premier. symptôme est le Houns qui frappe par sa progression extrêmement rapide. Puis une sensalion de constriction de la gorge et de la gêne de la déglutition. Gette dysphagie présente souvent l'aspect de celle du tétanos céphalique dont les spasmes si violents du larynx et du pharynx ji ont valu le nom de tétanos hydrophobique. |
La contracture s'observe encore sur les muscles du cou et de la respiration. Les spasmes glottiques et diaphragmatiques rapidement intenses mettent bientôt en danger la vie de la malade.
On a pu observer dans les tétanos splanchniques des contrac-