LES DEUX MÉNAGES
Comédie en trois actes, en prose, de Wafflard et Fulgence.
BOURDEUIL MM. Régnier.
DORSAI Bressant.
UN VALET Mathien.
UN COMMIS Masquillier.
Madame BOURDEUIL M"™" Augustinb Broiian.
Madame DORSAI Madeleine Brodan.
Madame HIPPOLYTE ..... Bonval.
STÉPHANIE FiGEAC.
Le mercredi 17 novembre, la Comédie-Française qui au théâtre de la cour a toutes les préiérences et les mérite, adonné la Jeunesse de Henri V et les Deux Ménages. J'ai vu, il y a bien longtemps, la jolie comédie d'Alexandre Duval mieux jouée qu'elle ne l'a été cette fois. C'étaient Gartigny, Michelot, Armand, Firmin, mademoiselle Levert et mademoiselle Mars, toute charmante dans le rôle de Betty. Il est incontestable que sur ce point tout l'avantage est au passé. Il n'en est pas de même des Deux Ménages dont l'interprétation a été de tout point excellente, et les noms de Régnier, Bressant, Augustine et Madeleine Brohan suffisent pour le démontrer. Cette bonne vieillerie des auteurs du Voxjage à Dieppe a beaucoup amusé. On a ri franchement.
PENDANT LE REGNE DE NAPOLEON lîl 49
Voici quelques-unes des personnes qui étaient dans la loge impériale : la princesse Mathilde, lord et lady Palmerston, lord et lady Graven, lord et lady Glarendon, le maréchal Vaillant, M. Fould, M. et madame Rouher, le baron de Rothschild, M. et madame de Saulcy, M. Mocquard, M. Empis, alors administrateur du Théâtre Français, le baron de Talleyrand, la baronne de Pierres, le comte de Riencourt, la comtesse de la Bédoyère, le marquis et la marquise de Gadore, MM. Edouard Delessert, Octave Feuillet, Jules Sandeau, Gamille Doucet, Viollet-Le-Duc, etc.
Ge dernier nom appartient à un genre d'observations que je ne puis m'empêcher de faire sous l'impression si vive encore de mes souvenirs et représente le plus bel exemple d'ingratitude qu'il soit possible de citer. M. Viollet-Le-Duc était l'ami de la maison. Il restait souvent au Palais pendant le séjour entier. On ne pouvait se passer de lui et cette faveur exceptionnelle faisait bien des jaloux. L'Empire tombé, il parle, il écrit contre l'Empire avec une violence extrême. Elu membre du conseil municipal de Paris, il vole avec les plus ardents.
Gela est excessif. On aura beau dire que c'est affaire d'opinions, qu'il s'agit ici de politique ; avec de pareils précédents, on se tient à l'écart, on s'abstient. Quelles que soient les raisons qui aient déterminé M. Viollet-Le-Duc à se conduire ainsi, une conversion si brutale ne permet pas d'estimer son caractère à l'égal de son talent.
PALAIS DE COMPIËGNE
Spectacle du Mercredi 24 novembre 1858 THÉÂTRE DU VAUDEVILLE