‹ Le Thâeãatre de la cour áa Compiáegne pendant le ráegne de Napolâeon IIIChapitre 17 sur 80 · BÉVALLAN FÉLIX · texte numérisé non relu

BÉVALLAN FÉLIX

LAROQUE . . Parade.

LAUBÉPIN Ghaumont.

ALAIN Galabert.

GASTON DE LUSSAC Nertann.

Le Docteur DESMAREST Linge.

VAUBERGER Bastien.

YVONNET SCHAUB.

CHAMPLEIN Roger.

MARGUERITE M"»" Jane Essler.

Madame LAROQUE Guillemin.

Mademoiselle HÉLOUIN Saint-Marc.

CHRISTINE PiERSON.

Madame AUBRY Gayot.

Madame VAUBERGER . , Alexis.

Le mercredi 24 novembre, représentation du Roman cVun jeune homme pauvre donnée par les acteurs du Vaudeville. On avait fait venir les décors de Paris où la pièce avait été jouée la veille pour la première fois.

Cinq actes et sept tableaux, c'est bien long ! Autant qu'il m'en souvient, on s'est un peu ennuyé et j'avoue que M. Lafontaine,qui m'est peu sympathique, m'a légèrement agacé dans le rôle de Maxime, l'insupportable jeune homme pauvre. Pour rendre hommage à la vérité, je dois dire qu'à l'acte de la Tour, l'Impératrice fondait en larmes.

J'aime beaucoup le talent élégant et gracieux d'Octave Feuillet. Plusieurs de ses proverbes sont des petits chefs-d'œuvre. Mais en admettant que le théâtre moralise, ce qui, à part quelques excep-

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tiens, est au moins contestable, le Roman d'un jeune homme pauvre ne me semble pas fait pour atteindre ce but. Maxime est un exemple dangereux. Son roman, c'est l'idée vague, l'orgueil, le mépris des choses vulgaires, mais en partie essentielles. Tout cela mène aux déceptions, à la misère. Au contraire la vie réelle du jeune homme pauvre, c'est le travail, toujours le travail, c'est le respect des choses et des personnes qui en sont dignes et, s'il est intelligent, quoi qu'il entreprenne, le succès pour lui n'est pas douteux.

L'aimable auteur de la Crise ^ de la Clé d'or et du Village pourrait très bien me répondre, tout en donnant son entière approbation à mes sages et prud'hommesques idées, qu'il avait à faire du théâtre et non un traité de morale en action.

PALAIS DE COMPIÉGNE

Spectacle du Lundi 29 novembre 1858 THÉÂTRE DU GYMNASE

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