‹ Le Thâeãatre de la cour áa Compiáegne pendant le ráegne de Napolâeon IIIChapitre 49 sur 80 · LES INUTILES · texte numérisé non relu

LES INUTILES

Comédie en quatre actes, par M. Edouard Cadol. PAUL DE LA FORTNOYE .... MM. Larochelle.

MESNARD GOURCELLES.

TRÉVIÈRES Talien.

HENRY POTEY H. Richard.

DESRIVES Perrier.

JEAN Lamarque.

PAGNOLLET Vaillant.

DE LOSTANGES Bellot.

DES LUBINS Laboureau.

DE FRAYVILLE Aristide.

UN DOMESTIQUE Raoul.

PAULINE M"" CÉCILE Germa.

GENEVIÈVE Berthb Fayolle.

La deuxième série des invités vint à Compiègne le 18 novembre. C'étaient le duc et la duchesse de Mouchy, Djémil-Pacha, ambassadeur de Turquie, le comte et la comtesse de Moltke, le chevalier Nigra, ambassadeur d'Italie, lord Landsdowne, les maréchaux Baraguey d'Hilliers etBazaine, les généraux de Goyon, de Montaigu, de Failly, de Gondrecourt et Clinchant , le commandant Roze, le vicomte d'Harcourt, MM. Schneider, Pinard, Duruy, Nisard, Fremy, Faye, Franck, Ambroise Thomas, Bédarrides, Cabanel, etc....

Leurs Majestés eurent, le vendredi 20, la visite du prince et de la princesse de Galles. L'Empereur se rendit à la gare pour les recevoir. Ils ne restèrent qu'un jour et quittèrent le Palais le lendemain dans l'après-midi.

Le prince de Galles donna une grande partie de son séjour à une chasse à courroie vendredi et à une chasse à tir le samedi. La chasse à courre fut marquée par un incident. Le prince fit une chute de cheval, mais sans se blesser. Le samedi matin il chassa au Baissonnet avec l'Empereur, le comte de Moltke et le grand veneur, le prince de la Moskowa.

Le dimanche 22, Je théâtre de Cluny joua les Inutiles^ comédie en quatre actes de M. Edouard Cadol. La pièce parut fort longue. Elle est saine, morale, et je l'estime infiniment ; mais je l'ai vue deux fois et je suis bien fâché de dire que deux fois elle m'a passablement ennuyé. Succès mérité après tout, mais dont les proportions dépassèrent ce que l'auteur lui-même devait espérer. Ce fut là une affaire de bonne chance. 11 arrive de temps en temps au public parisien de se prendre de belle passion pour une pièce qui, sans être un chef-d'œuvre, est d'une irréprochable moralité. Malheureusement il ne faut pas trop compteiv là-

dessus. Ces pièces-là, qui ne sont jamais sifflées, se jouent le plus souvent devant les banquettes. Le public est un maître capricieux qui veut d'abord qu'on l'amuse et s'inquiète assez peu du choix des moyens.

PALAIS DE COMPIEGNE

Spectacle du Lundi SO novembre 1868

THÉÂTRE DU GYMNASE DRAMATIQUE

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