‹ Le Thâeãatre de la cour áa Compiáegne pendant le ráegne de Napolâeon IIIChapitre 5 sur 80 · DE LA DAME DES CHŒURS · texte numérisé non relu

DE LA DAME DES CHŒURS

Vaudev.Ue en deux actes, de BAVAni) et M. Ouvert.

MOQUET MM. Arnal, du théàtro

du Palais-RoyaL

VERDIÈRES Delannoy.

JULES CHEVILLY P. Laba.

MINETTE M™" Luther.

LOLOTTE Guillemin.

JOHN MM. Galabert.

Un Garçon d'auberge Achille.

Dans les années 1854 et 1855 les préoccupations de la guerre avec la Russie avaient empêché les voyages aux résidences impériales. Mais en 1856, la paix étant faite, un séjour à Gompiègne fut décidé et LL. Majestés y arrivèrent le 29 octobre.

Une cour brillante les entourait.

C'était le prince Jérôme, la princesse Mathilde et le prince Murât ;

Monseigneur le nonce du Pape, les ambassadeurs d'Angleterre, d'Autriche, de Turquie, d'Espagne, les ministres de Prusse, de Sardaigne et de Suède ;

Les ministres de l'Empereur, le Président du Sénat et le Président du conseil d'Etat ;

Les maréchaux de France, Magnan, Baraguey d'Uilliers, duc de Malakoff, Ganrobert, Bosquet et le général Mac-Mahon :

MM. de Rothschild, le marquis d'Hertford, le duc d'Ossuna;

Alfred de Vigny, Auber, Meyerbeer, Verdi, Horace Vernet ;

Enfin lady Cowley, la maréchale Serrano, la comtesse Waleska, mesdames Fould, Magne et Rouher.

Je pourrais ajouter encore quelques noms ; mais ceux que je viens de citer me paraissent représenter hautement les grandes fonctions de l'Etat, l'Eglise, l'armée, la diplomatie, la finance, les lettres et les arts.

C'était alors le beau temps de l'Empire; c'était la paix, une paix glorieuse, après l'Aima, MalakofF,et Sébastopol ! De vives acclamations saluaient l'Empereur. Les journaux le portaient aux nues et paraphrasaient dans le style le plus fleuri l'incomparable beauté de l'Impératrice. Ces mêmes journaux qui sans doute n'auraient pu tenir cette note bien longtemps, n'ont-ils pas été depuis beaucoup trop loin dans un langage tout opposé? Mais je n'ai pas à m'en occuper ici et n'ai presque rien à dire de la représentation du 23 octobre

composée du Mari de la Dame de chœur et de Quand l' Amour s'en va. Je me souviens qu'elle a été assez froide, malgré l'excellent comique d'Arnal et que madame Guillemin, dans le rôle de Lolotte, la Terpsichore du Directoire, a manqué un effet sur lequel elle devait compter, quand elle s'écrie : « Ah ! l'Empire, l'Empire !... Si Napoléon m'avait écoutée ! »

PALAIS DE COMPIÉGNE

Spectacle du Mercredi 29 octobre 18S6

THEATRE FRANÇAIS

LES COMEDIENS ORDINAIRES DE L'EHPERECR DONNERONT LA

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