Thé pouchoug
g. Thé toukai.
îo. Thé vert.
Le thé impérial porte au Japon plusieurs noms qu’on ne lui conserve pas en Europe , savoir ;
Tichi ou Tiki Tsjaa, Too Tsjaa, Bau- Tsjaa.
Dusdsi Tsjaa, Tacké-Sacki Tsjaa.
Les trois premiers noms expiûment les qualités de ce thé , supérieur, bonne et médiocre -, les deux derniers sont ceux des lieux où il croît.
Le thé impérial est quelquefois désigné par le mot poudre ci canon , pai’ce qu’il est d’usage à la cour de l’empereur de prendre ce thé en poudre délayé dans l’eau chaude.
L’arbrisseau qui donne le thé est toujours verd, il croît à la hauteur de six à sept pieds, dans les plaines basses , sur les
collines et les revers des montagnes oh.
règne une température douce j les terres siliceuses ou purement argileuses ne lui conviennent pas. On le cultive au nord comme au midi de la Chine , ce qui a fait penser qu’on pouvait très-bien l’acclimater en Europe, sur-tout dans les provinces méridionales de la France. Les Anglais en ont quelques pieds en espalier, et même cet arbrisseau a fleuri dans les jardins du duc de Northumberland. Linné qui en avait reçu un pied en Suède, espérait Fy multiplier.
On fait la récolte du thé à deux ou trois époques , selon que les pays sont plus ou moins précoces , c’est-à-dire , à la fin de Février, de Mars et d’Avril. On ceuille d’abord les plus petites feuilles j ce sont les plus précieuses : les plus grandes font le thé commun.
C’est donc principalement sur l’âge des feuilles que se fonde le prix des différentes espèces j mais le climat établit aussi quelques distinctions. 11 est inutile d’entrer
dans le détail de la culture de cet arbrisseau.
Thumberg elKœmpfer dans leurs Voyages , Fougerouæ de Bondaroj , dans son Mémoire (i) ne laissent rien à désirer dans cette partie de Thistoire du thé j mais il est utile de rappeler la méthode de dessication employée par les Japonais et les Chinois.
(i) CûUect. de l’Académie des Sciences , lyyS.