‹ Le thé, est-til plus nuisible qu'utile?Chapitre 6 sur 8 · PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DU THÉ · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DU THÉ

Le thé avant sa dessication est d’un beau vei't plus ou moins foncé, suivant l’âge des feuilles : sa saveur est amère et stiptique. Les thés préparés que nous offre le commerce sont de diverses grosseurs , d’une odeur, d’une couleur et d’une saveur différentes , parce qu’ils sont plus ou moins jaunes, plus ou moins torréfiés, que les uns ont été passés dans l’eau bouillante, et les autres seulement séchés.

En général le thé impérial est d’un vert foncé.

Le thé vert, d’un vert puce.

Le thé Hejsven , d’un vert bleuâtre.

Le thé-bout, d’un vert jaunâtre.

Le thé pecho , presque noir.

Le thé perlé , vert grisâtre.

Le thé saot-chaou, roux.

Ces nuances ne sont pas assez tranchées pour qu’on puisse s’en servir comme d’un

caractère propre à distinguer les variétés de, thé ; d’ailleurs il y a dans le commerce beaucoup de thés mêlés.

Si la couleur n’est pas constante , l’odeur est également incertaine. Quelle quelle soit, elle ii’appartient pas à la plante , elle lui est communiquée par d’autres plantes aromatiques.

La fleur du thea. a une odeur extrêmement faible, et ses feuilles sont inodores j mais en supposant qu’elles eussent un parfum , cet arôme disparaîtrait par la torréfaction. Les Chinois ont donc l’usage d’aromatiser le thé avec le chloranthus, que.

le docteur Lind a rapporté de la Chine en 1781 , les fleiu’s de l’olis'ier odorant, ( olea fragrans ) , le comelina sesaaqua, le jasmin d’Arabie, et le cnren/na. Les marchands ajoutent encore à ces substances étrangères des coliers d’iris de Florence , qu’ils placent dans le fond des caisses.

Voilà déjà le thé déchu d’une de ses plus grandes prérogatives, puisqu’il est démon-

tré que son odeur ne lui appartient pas, et que toute autre plante inodore , traitée de la anêine manière , et mêlée avec le chloranthus , l’iris , l’olivier odorant, etc. fournirait une boisson aussi suave.

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