‹ Le Théâtre à Caen, 1628-1830Chapitre 17 sur 22 · GARDONS-NOUS BIEN · texte numérisé non relu

GARDONS-NOUS BIEN

Ronde de nuit pour la garde nationale.

Air : On prend fort bien les places qui se rendent (de Bayard à Manières ou Le premier pas).

Gardons-nous bien! que ce cri nous rallie ! Toi, dont l'honneur est le suprême bien, Vois les fureurs d'une horde ennemie ; Et de son joug si tu crains l'infamie, Garde-toi bien (bis).

Garde-toi bien!... Vois ces villes en cendre Où le tartare, hélas! n'épargna rien!

De ces remparts, qui n'ont pu se défendre, Un cri d'horreur s'élève et fait entendre : Garde-toi bien ! [bis).

Garde-la bien, cette ville immortelle, Où s'enchaîna le plus tendre lien :

Près de ces murs où tu fais sentinelle, Dorment un fils, une épouse fidelle!...

Garde-les bien! (bis).

Garde-la bien cette vierge timide Que vient ravir le russe ou le prussien : Sa mère en vain lui servirait d'égide ! Arme ton bras, et du bras d'un perfide Garde-la bien ! [bis).

Garde-la bien cette reine chérie Dont un héros t'a rendu le gardien :

L'honneur français, ton cœur et ta patrie, Ton Dieu, ton roi, tout à la fois te crie : Garde-la bien ! (bis).

Gardons-le bien, l'enfant dont la puissance A nos enfans doit servir de soutien !

Repose en paix, noble espoir de la France! Et nous, amis, dans l'ombre et le silence... Gardons-le bien! (bis).

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