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Devant les secondes loges, on posa des cartouches sur lesquels furent inscrits les noms de nos poètes et musiciens favoris.
Les sculptures furent exécutées par M. Delapierre, de Metz, et par M. Huber, de Paris, et les peintures par les artistes messins Goguille et Cras. La peinture du plafond et du rideau est l'oeuvre de M. Sacchetti. En somme, l'ensemble de ce travail de restauration fut reconnu irréprochable; bons juges en pareilles matières, les artistes de Paris qui prêtèrent leurs concours à M. Vandernoot n'hésitèrent pas à comparer la salle de Metz aux plus coquettes salles que Paris possédait à cette époque.
Les travaux furent complètement terminés pour l'ouverture de la saison et l'inauguration eut lieu le 12 octobre 1851. Depuis cette date jusqu'au mois de mai 1855, M. Jourdain continua les bons principes artistiques qu'il avait apportés dans notre théâtre. Dans sa tâche il était habilement secondé par le régisseur général, M. Gavarni.
Beaucoup de nos lecteurs se rappelleront encore de cette figure sympathique, familièrement appelée « le père Gavarni », qui passa sa carrière dans notre ville, soit comme régisseur, soit aussi comme artificier du théâtre. Son caractère jovial le fit aimer des habitués du théâtre et de tous ceux qui le fréquentaient (1).
En parlant au public, il avait parfois des réparties qui produisaient l'hilarité de la salle entière, telle cette annonce qu'il fit le 18 août 1852:
— Mesdames et Messieurs, je viens et de grand cœur Sans fard, sans poudre et sans nul artifice, Vous inviter au bénéfice Que vendredi, je donne en mon honneur.
En ceci, comme en tout, ne cherchant qu'à vous plaire. De mon mieux m^étant avisé y espère réussir dans cette grande affaire Car mon programme est ainsi composé :
Première représentation de La Peau de Chagrin, drame fantasti-
(1) Gavarni, de son vrai nom B.-E. Bekaert, est décédé à Metz le 12 avril 1895, à l'âge de 82 ans. Il avait été acteur et régisseur de notre théâtre pendant une dizaine d'années, puis il s'adonna à la pyrotechnie et passa bientôt maître dans cet art, ce qui contribua, pour une large part, à cette popularité qu'il a acquise parmi la population messine. Il continua jusqu'à sa mort d'être artificier du théâtre. En 1881, il reparut une seule fois sur la scène. Gavarni a publié des notices intéressantes sur ses souvenirs de comédien.
que en 5 actes et 6 tableaux dont un prologue, avec changement à vue, transformations, etc., etc.... tiré du roman de M. de Balzac.
Pendant ces quelques années, les Messins furent vraiment favorisés au point de vue artistique. M. Jourdain fit représenter les opéras les plus nouveaux, entre autres: Raymond, d'Ambroise Thomas; Moïse, Norma, Jérusalem, Galathée, etc. 11 monta les féeries de La Biche au Bois, avec 200 figurants; La Chatte blanche, en 15 tableaux, dans des conditions scéniques jusqu'alors inconnues à Metz et qui donnèrent à notre scène une importance qu'elle n'avait jamais eue avant lui.
M. Marius Gubian, qui lui succéda au mois de septembre 1855, fut moins heureux que lui; il se retira à la fin de la saison avec un fort déficit, ce qui occasionna une polémique entre deux journaux messins. Le Courrier de la Moselle demandait la suppression du grand opéra à Metz, parce que, disait-il, c'est là une cause de déficit, tandis que le Vœu National, envisageant le côté artistique, était partisan de son maintien, afin de ne pas avilir la bonne renommée que notre théâtre avait acquise pendant les années de la direction Jourdain.
La commission du Conseil municipal trancha la question en maintenant le statu quo à la satisfaction des amateurs de bonne musique.
A partir de 1857, l'ancien ténor de la troupe Jourdain, M. Roy, devint titulaire de la direction. Ce nouveau directeur engagea en qualité de chef d'orchestre M. Caillot, professeur de musique de notre ville et compositeur de talent. 11 introduisit aussi une innovation au théâtre en faisant donner une éducation musicale à quelques jeunes Messins pour figurer dans les chœurs et les renforcer; vingtcinq d'entre eux répondirent à l'appel de M. Roy et furent instruits par les soins de M. Caillot (1).
Une autre innovation, dont la pratique fut ensuite continuée jusqu'en 1870 par chaque nouveau directeur, consistait à organiser, dans les premiers jours de janvier, une représentation enfantine avec tombola pour offrir des étrennes aux enfants. Chaque adulte avait droit à l'entrée gratuite d'un enfant au-dessous de sept ans et recevait, en outre, un billet pour la tombola.
La première année de la direction Roy fut marquée par une soirée de gala. Le 27 septembre, l'empereur Napoléon 111, de passage à Metz, visita notre théâtre. Pour cette circonstance, la salle fut riche-
(1) M. Caillot est décédé à Metz, le 31 mars 1870.
M. GAVARNI, d'après une charge de Gil-Baer.
ment ornée : la loge impériale était recouverte de velours incarnat sous un semis d'abeilles. L'empereur avait à sa droite le prince Henri de Prusse et à sa gauche le général de Wedel, gouverneur de Luxembourg. Le programme se composait du Songe d'une nuit d'été et d'une cantate composée par M™o de Ladoucette, épouse du baron Ch. de Ladoucette, sénateur. Quelque temps après, l'empereur fit remettre à M. Roy une magnifique épingle ornée de brillants, comme témoignage de sa satisfaction pour la représentation organisée en son honneur.
A partir de la même année, le règlement en vigueur, pour l'admission des artistes, fut modifié par arrêté municipal (1). Auparavant les abonnés formulaient de vive voix, par oui ou par non, après les avoir entendus plusieurs fois, leur appréciation sur les débutants.
Ceux-ci étaient engagés, si la majorité des voix s'étaient portées sur eux. A partir du 12 novembre, chaque abonné, civil ou militaire, reçut des mains d'un contrôleur un bulletin, sur lequel chacun était tenu d'inscrire son avis. Le dépouillement de ce scrutin avait lieu pendant les entr' actes, au foyer du théâtre.
En 1860, la municipalité vota une somme pour la décoration du fronton du théâtre. M. Pètre, artiste messin (2) fut chargé d'exécuter le blason de Metz tel qu'il avait été modifié sous le premier Empire avec adjonction de deux masques et de trompettes. Ces travaux furent terminés au mois de février 1861.
M. Roy quitta la direction à la fin de la saison 1861 : son départ fut bien regretté, car il dirigea notre théâtre avec les mêmes principes artistiques que son ancien directeur, M. Jourdain. 11 avait créé." Les Amours du diable, que nous avons encore applaudi le 8 février 1905; Le Roman d'Eluire, opéra d'Ambroise Thomas; Marthe, opéra de Flotow/ Le Fils de la nuit, drame à grand spectacle, etc.
C'est aussi pendant son administration que commença Le Furet indiscret, journal des spectacles, qui continua de paraître sous différents titres jusqu'en 1870 (3).
Pendant la saison théâtrale 1861-1862, le théâtre fut dirigé par M. Desfossés. Celui-ci fit représenter, le 30 décembre 1861, une pièce
(1) Arrêté de M. Félix Maréchal,mair3 de Metz, en date du 5 novembre 1857.
(2) M. Ch. Pètre est décédé à Bourges, à la fin du mois d'octobre 1907. Voir : Nécrologie : Ch. Pètre, par Jean-Julien, Messager d'Alsace-Lorraine, du 9 novembre 1907.
(3) Ces titres sont l'Artiste Messin et ensuite le Messin. Ce dernier devint politique en 1870 pour remplacer l'Indépendant de la Moselle, et cessa de paraître au commencement de l'année 1871.
d'intérêt local, Le Siège de Metz en 1552, drame historique, précédé d'une ouverture à grand orchestre du compositeur lorrain, M. le comte Camille Durutte.
Pendant la foire de 1862, on donna Le Pied de Mouion.-pièce féerique en 19 tableaux qui obtint beaucoup de succès.
L'année suivante, M. Beauquesne, qui jouait les premiers rôles comiques depuis quatre ans, remplaça M. Desfossés, qui s'était retiré après avoir éprouvé des pertes considérables, malgré la subvention de 24.000 francs par année qu'il avait reçue de la ville. En considération de ces pertes, le Conseil municipal augmenta encore de 5.000 francs la subvention pour M. Beauquesne. Une somme de 2.239 francs fut en outre votée, pour renouveler l'ameublement du foyer.
M. Beauquesne débuta le 21 octobre 1862, en prononçant l'allocution suivante, composée par M. Alcan, de Metz :
Mesdames et Messieurs,
Je viens, en attendant que taffiche permette La comparution de certain Laruette...
{Vous savez qu^il s'agit de Beauquesne F ancien: Aux noms du Prospectus fai fait joindre le sien. Puis, au bout de ce nom, deux bouts de parenthèses... Mais fermons celle-ci pour reprendre ma thèse). Je viens vous présenter. Monsieur le Directeur, Mesdames et Messieurs, votre humble serviteur/
— Un instant/ Dans le speech où Beauquesne s'engage, Quelle nuance va colorer son langage ?
Sera-t-il grave ou gai, plaisant ou solennel, Intime, familier ou bien officiel ?
Ne cherchons pas si loin, et pour me faire entendre Prenons le ton du cœur, c'est le meilleur à prendre.
— Mesdames et Messieurs, votre humble serviteur/ Je viens vous présenter Monsieur le Directeur. Oui, dirigé longtemps, à mon tour je dirige.
Mais je n'ignore pas à quoi cela m'oblige.
J'ai, depuis le moment où notre édilité
M'a donné le pouvoir, mûrement médité
Sur mon rôle nouveau, sur mon futur programme.
Et de les bien remplir Fardent désir m'emflamme.
Je vous rends tout â! abord, vous le savez déjà. Je vous rends mes devoirs... et le grand Opéra. Vous y rendrez-vous tous ? Je le crois, je F espère : Vous retrouverez donc la Juive et Le Trouvère, Faust et Les Huguenots, Robert, Guillaume Tell, Et tant d'autres chefs-d'œuvre! — Oh, mais, l'essentiel! Gardons-nous de l'omettre et nommons-le bien vite! Vous ne devinez pas ? — Non ! — C'est La Favorite ! Oui, Messieurs, vous allez pouvoir, comme autrefois, Quand Fernand reste seul... recompter: un, deux, trois I Puis le mode innové pour les soirs de dimanche
— Mode que le public accepte ou bien retranche, Selon son bon plaisir et suivant la saison —
Ne vous convient-il pas ? — N'ai-je pas eu raison ? Grâce à mon procédé, F amateur qui s'abonne Demeure, ces soirs-là, libre de sa personne: Il pourra, s'il le veut, prendre chez lui son thé. Ou jouer au bésigue, au whist, à Fécarté. {Doit-on dire bési, doit-on dire bésigue ? Qu'importe! Ce point-là très faiblement m'intrigue, Car mon jeu c'est le whist, je F aime I je m'oubliais) ainsi Le dimanche, en voyant Faffîche ou le programme. Vous ne pourrez vous plaindre à Fannonce d'un drame, Et pourtant, croyez-le, je choisirai si bien Qu'en venant vous n'aurez rien à regretter, rien! Vous ayant dit comment j'inaugure mon règne. Parler ai- je Amoureux, Déjazet et Duègne, Chef d'orchestre. Trial, Basse, Prima-Dona, Comique, Dugazon, Soubrette et cœtera ?
Vous dirai-je que Fun, véritable merveille. Arrive de Bordeaux, et que Fautre à Marseille Fut couronné de fleurs ? — Que mon premier ténor Ayant quitté Lyon, Lyon le pleure encor ? Ou que mon Baryton, organe magnifique.
Débute Fan prochain, à F Opéra-Comique ?
— Non ! non ! je n'use pas de cette poudre aux yeux, Il suffît d'assurer que j'ai fait de mon mieux.
Que sachant ce qui peut vous charmer et vous plaire. Que connaissant vos goûts, fai, pour les satisfaire. Tenté de grands efforts — Vous les apprécierez — Toutefois, cher public, aujourd'hui permettez Que je fasse un appel à votre bienveillance.
— Remarquez bien le mot, ce n'est pas : Indulgence — Bienveillance pour qui, me direz-vous, pour quoi ? Assurément, Messieurs, si ce n'est pas pour moi. Moi Vartiste honoré de votre sympathie
Depuis trois ans déjà, àest pour ma Compagnie. Daignez, aux trois débuts, écouter jusqu'au bout Et sans rien préjuger — Rappelez-vous surtout Que la scène est un gril, un vrai lit de Procuste Où Fon a vu trembler même le plus robuste: Que dans les soirs d'épreuves, un seul rire moqueur Peut briser d'un seul coup et la voix et le cœur. Faut-il vous la conter, la fin touchante et triste. Le martyre récent de cette pauvre artiste Qui, succombant aux bruits de deux sifflets aigus. Tomba raide et glacée, et ne s'éveilla plus ?
— Inutile récit/ Car Metz, de son théâtre, A banni pour toujours Paspic de Cléopâtre. Dans vos cœurs généreux je mets donc mon espoir. Ai-je fini ? Non pas, je veux encor, ce soir. Vous dire, en quelques mots, le magnifique rêve Que je fis Vautre nuit — sans relâche et sans trêve, A Metz, ce cher objet de mon affection.
Je demeurais ancré dans la direction,
fy voyais tout marcher comme sur des roulettes:
Artistes dévoués, fructueuses recettes.
Public toujours avide et toujours plein d^ ardeur I
— Et, vingt fois réélu, sans reproche et sans peur, f entendais dans la salle, au foyer, sur la scène Retentir ces deux mots: Bravo I Cest bien Beauquesnel Enfin, au dernier jour, je lisais — mais très vieux — Sur mon tombeau: Ci-gît un homme merveilleux.
Un imprésario, rare, unique, exemplaire,
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Car il sut contenter tout Immonde et son père/ Agréez le salut du nouveau directeur.
Mesdames et Messieurs, votre humble serviteur I
Cette pièce fut ensuite imprimée et vendue au profit du bureau de bienfaisance.
En 1864, fut décrétée la liberté des théâtres, ce qui fit entrer l'administration des scènes de provinces dans une ère de difficultés. La direction d'un théâtre départemental jouissait jusqu'alors d'un privilège qui rendait tous les auteurs ses tributaires obligés pour leurs manifestations artistiques.
C'était un monopole sans doute, mais qui concentrait sur un seul foyer toutes les ressources pouvant alimenter une entreprise sérieuse. En fait, l'administration privilégiée prélevait sur les concerts, sur les représentations de la foire, sur toutes les recettes provenant d'une audition artistique, à quelque titre que ce fût, des redevances modérées dans la pratique, non identiques au droit strict, mais qui, dans leur ensemble, figuraient, dans une mesure notable, au chapitre actif de ses profits.
Ce décret de liberté supprima ces redevances et ce fut pour Metz une diminution d'au moins 7 à 8.000 francs sur le chiffre total des recettes de l'année. C'était donc une perte sèche pour l'administration, une perte sans compensation qui plaça la direction de la scène de Metz dans une situation des plus perplexes. En outre, la rémunération de plus en plus élevée des interprètes de la scène lyrique formait un ensemble d'épreuves et de difficultés. Un journal messin profita encore de cette circonstance pour demander la suppression pure et simple de la subvention, ce qui aurait été le coup de grâce pour notre théâtre. Heureusement que ces élucubrations n'eurent aucun écho.
Tous ces inconvénients amenèrent la retraite de M. Beauquesne. Les théâtres de Metz et de Nancy furent encore une fois réunis sous une seule direction, toutefois avec une troupe pour chaque ville. Le directeur, M. Emile Marck, inaugura la saison théâtrale à Metz, le 24 septembre 1864, avec Les Mousquetaires de la Reine et un prologue en vers de la composition du poète Th. de Banville; voici quelques strophes concernant la ville de Metz :
Honneur à Metz\ — la grande aïeule Près des portes aux rudes gonds
Les obusiers ouvrent leur gueule
Comme de fabuleux dragons.
C était jadis la ville austère
La République au nom vanté
Qui se faisait voir à la terre
Belle comme la liberté]
La règle pure de sa charte
Fit des sages et des soldats
On disait Metz, comme on dit : Sparte,
Harelle vaut Léonidas.
Maintenant Pâpre forteresse
Rit à la Seille aux flots charmants.
Vers le ciel la ville dresse
La gloire de ses monuments.
Le 6 février 1865, une représentation extraordinaire fut donnée à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Molière, le buste de ce grand comédien, envoyé de Paris, fut couronné par les artistes du théâtre; quelque temps après, il fut offert à la ville par le directeur, M. Marck.
Le 12 mars suivant, eut lieu une représentation au bénéfice du régisseur général. Cette soirée mérite d'être signalée dans les annales de la scène messine, car ce fut la consécration d'une œuvre inédite d'un de nos concitoyens, M. le comte Camille Durutte et intitulée : Le Violon de Crémone, opéra-comique en deux actes. D'unanimes applaudissements saluèrent l'œuvre du compositeur messin. La foule demanda non seulement à entendre son nom, mais encore à le voir en personne, et, moitié de gré, moitié de force, il vint sur la scène recevoir une couronne qu'une main amie lui remit et que les acclamations de la salle entière lui décernèrent.
Après la représentation, une nouvelle manifestation sympathique attendait l'heureux artiste, nos Sociétés chorales lui donnèrent une sérénade devant son habitation située au « Palais-Français », rue de la Cathédrale.
En 1865, pendant la foire, M. Marck fît représenter Le Bataillon de la Moselle, pièce militaire à grand spectacle.
Au mois de février 1866, nous avons de nouveau à enregistrer l'œuvre inédite d'un de nos compatriotes, M. Mouzin, directeur de l'Ecole de musique de Metz : Les deux Valises, opéra en un acte,
dont le livret était du littérateur lorrain, M. le comte de Puymaigre. Cette pièce trouva non seulement l'approbation des Messins, mais elle fut aussi acclamée sur plusieurs scènes de Paris.
La direction de M. Marck fut heureuse sous beaucoup de rapports, malgré les changements que la loi de 1864 avait introduits au théâtre. Ce directeur, qui était un excellent comédien, prêtait souvent son concours sur la scène en jouant les premiers rôles dramatiques tantôt à Metz, tantôt à Nancy. Son activité s'étendit même en dehors du théâtre; au sein de la Société des conférences scientifiques et littéraires, installée à l'Hôtel de Ville, il prit plusieurs fois la parole pour traiter des sujets de sa compétence tels que : l'Art théâtral, l'interprétation dramatique, etc.
Une circonstance imprévue obligea M. Marck à quitter la direction du théâtre messin : M. Dubar, son administrateur à Metz, mourut le 24 février 1867. Les obsèques de cet homme très estimé furent célébrées à l'église Saint- Vincent. Tout le personnel du théâtre assistait à la cérémonie funèbre. Les artistes chantèrent un Requiem, quatuor de Rossinl et l'orchestre joua des fragments de la marche funèbre de la symphonie héroïque de Beethoven. Au cimetière, M. Marck prononça un discours qui émut profondément l'assistance. Avec l'approbation du Conseil municipal, ce fut M. Beauquesne, précédemment directeur, qui acheva le traité, lequel finissait l'année suivante.
Pour la saison 1868-1869, ce fut un messin, M. Polonus, qui fut agréé en qualité de directeur. Il débuta le 23 septembre 1868, par une représentation de bienfaisance, au profit des familles des malheureuses victimes de la terrible catastrophe de l'arsenal d'artillerie de Mstz, du 17 septembre précédent.
M. Polonus introduisit quelques nouveautés au répertoire, entre autres, le beau drame historique Patrie, de Sardou.
Par mesure d'économie, le directeur, d'accord avec la commission théâtrale, décida de supprimer, à partir de 1870, le grand opéra mais seulement à titre d'essai. (La subvention fut diminuée de 9.000 francs). Ce qui arriva ensuite, n'est hélas ! que trop bien connu de la plupart de nos lecteurs, les tristes événements de cette année terrible fermèrent forcément le théâtre (1), la scène était transportée dans les rues de la ville et le Drame de Metz comptait des milliers d'acteurs.
(1) Immédiatement après la capitulation, les troupes prussiennes furent logées au théâtre, ainsi que dans les autres bâtiments militaires et civils. Toutefois elles durent quitter le théâtre à cause du froid trop rigoureux.
Pour parler du théâtre, il nous faut passer les années douloureuses de l'annexion et arriver en 1872 (1).
A cette époque, un silence profond régnait dans notre ville, les rues étaient presque désertes et, chose plus sensible, les affaires étaient déplorables par suite du départ d'un grand nombre de nos concitoyens. D'autres avant nous ont retracé plus longuement les péripéties de cette période de transition.
Le Conseil municipal fut convoqué le 16 mars 1872 pour statuer sur plusieurs questions importantes, en particulier sur celle du théâtre. On prit connaissance d'une offre faite par l'Etat, proposant un bail de deux années pour la salle de spectacles, afin de pouvoir traiter avec une direction sédentaire. Après discussion, cette proposition fut acceptée, et le bail fut plusieurs fois renouvelé dans la suite.
C'est M. Alexandre Hessler, directeur du théâtre subventionné de Strasbourg, qui obtint le privilège de donner des représentations au théâtre de Metz. Il possédait une troupe française et une troupe allemande qui jouèrent à tour de rôle dans chaque ville.
La réouverture eut lieu à Metz, le 15 septembre 1872, avec une comédie intitulée La Fiamina. Dix-sept représentations françaises de comédies, drames et vaudevilles furent jouées jusqu'au mois de décembre.
Les années suivantes, M. Darmand fut chargé par M. Hessler de la direction de la troupe française.
Malgré les avantages offerts aux abonnés et les efforts de l'administration, les représentations étaient généralement peu fréquentées. Toutefois nous pouvons faire exception pour les mois de mai et juin 1876 et 1877, lorsque M. Caron, avec une excellente troupe d'opérette, vint donner une série de représentations à l'occasion de la foire.
En 1874, nous trouvons au budget d'Alsace-Lorraine, une subvention de 32.000 marks pour le théâtre de Metz. Cette somme fut votée par le Reichstag dans sa séance du 18 décembre de la même année.
(1) En 1871, quelques artistes qui avaient appartenu au théâtre de Metz, pour se procurer quelques moyens d'existence, tentèrent de transformer la salle dite « Bal Maguin » située rue de l'Abreuvoir, en un petit théâtre. Ce projet n'eut aucune suite. Les Messins avaient bien d'autres choses à penser que de plaisirs et de représentations théâtrales.
En 1873, un messin, M. Pierson, avisa au moyen d'attirer le plus honnêtement possible ses concitoyens restés dans leurs foyers; il monta à ses frais dans son établissement, le Café du Heaume, un théâtre qui put satisfaire à la fois la curiosité et le bon goût par le choix d'artistes français, dont le répertoire et le talent fussent à l'abri de toute critique. :;;■'(
L'établissement fut nommé VAlcazar du Heaume.
C'était une ressource précieuse, pour notre pauvre ville, que de trouver, par les soins d'un honnête homme, une distraction peu dispendieuse et délicatement ménagée, où les Messins pouvaient entendre dans leur langue les chefs-d'œuvre de nos maîtres lyriques et dramatiques.
La population indigène rendit justice aux efforts et aux sacrifices de M. Pierson en accourant chaque soir à ses représentations, qui furent continuées avec quelques succès pendant plusieurs années.
En 1875, le Café du Heaume, autrefois si célèbre dans le monde militaire et nos écoles spéciales, et VAlcazar, qui dépendait du même établissement, cessèrent d'exister (1), la riche clientèle était partie. Nous avions beaucoup perdu de notre population d'élite. La fortune publique était en décroissance, l'industrie indigène périclitait. C'est ce qui entraîna la chute de cet établissement et de beaucoup d'autres.
En 1877, la direction du théâtre de Metz fut confiée à M. Brauer, de Mayence, lequel mourut subitement dans notre ville, le 17 janvier 1878. Depuis le 3 février de cette année jusqu'au mois de juin, M. Caron fut de nouveau engagé avec sa troupe pour les représentations françaises.
C'est à cette année que remontent les premières tournées à Metz de Frédéric Achard, que nous avons si souvent applaudi et qui nous revient encore presque chaque année.
Pour les saisons théâtrales suivantes, une convention fut de nouveau conclue entre l'administration supérieure et M. Hessler. D'après les termes de cette convention, le théâtre fut mis, jusqu'au 1er octobre 1881, à l'entière disposition dudit Hessler, lequel s'engagea à donner des représentations dans les deux langues avec le personnel du théâtre de Strasbourg. Il était stipulé que la troupe française resterait en permanence à Metz, depuis la fin du mois de novembre jusqu'au 15 février.
En conséquence de cet arrangement, la première représentation
(1) Le matériel a été vendu le 22 juillet 1875.
allemande fut donnée le 19 novembre 1878. Pour diriger les représentations françaises, M. Hessler engagea M. Guérinot, directeur du théâtre de Montpellier, lequel débuta le 10 décembre et continua pendant la saison suivante. (1)
Pour l'année 1880-1881, M. Hessler, qui s'occupait spécialement de la troupe allemande, traita avec M. Hody, qui avait déjà géré plusieurs scènes françaises. Celui-ci eut encore moins de succès que ses prédécesseurs. Ses affaires allèrent tellement mal que, le 19 mars 1881, le tribunal cantonal lui refusa la déclaration de faillite pour cause d'insuffisance d'actif. Quelque temps après, Hody s'esquiva, laissant sa troupe dans une situation embarrassée.
Pour compenser de ce désastre, pendant les mois de mai et de juin, plusieurs « Etoiles parisiennes » brillèrent sur notre scène. Le 18 mai, la célèbre Agar interpréta : Lucrèce Borgia, de Victor Hugo, et le 23 juin M™e Pavart nous donna une pièce nouvelle intitulée Julie.
Le traité de M. Hessler expira le l^'' novembre 1881 ; ce fut à son successeur, M. Brûckmann, que la ville de Metz loua son théâtre, mais pour une année seulement. Les débuts eurent lieu le 16 octobre.
Quelque temps après, les journaux rapportèrent les détails d'une épouvantable catastrophe : un grand théâtre de Vienne, le « Ringtheater », venait d'être incendié, faisant plus de 900 victimes. Le récit de ces malheurs alarma le public amateur du théâtre, on rechercha si notre théâtre présentait aussi quelques dangers d'incendie. Alors nos édiles résolurent de faire plusieurs travaux et changements dans le bâtiment du théâtre pour augmenter immédiatement les garanties de sûreté contre le danger d'incendie. Dans sa séance du 13 décembre le Conseil vota un crédit de 2.900 marks pour les modifications et travaux considérés comme urgents et n'admettant aucun retard, savoir:
1° L'établissement d'un couloir au milieu du parquet et du parterre; 2° l'élargissement des sorties latérales se rapportant à ces places; 3° la modifications de toutes les parties du bâtiment consistant dans leur ouverture vers l'extérieur par la simple pression d'un loquet; 4° la teinture au silicate de toutes les pièces de bois et de toile sur la scène; 5° l'organisation d'un système d'éclairage à l'huile dans tout
(1) Un respectable employé du théâtre messin, M. Thiria, mourut le 18 juillet 1878; 11 avait occupé pendant très longtemps les fonctions de chefmachiniste.
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le bâtiment, devant fonctionner simultanément avec celui de l'éclairage au gaz.
Pour compléter l'ensemble des mesures de précautions en cas d'incendie, le Conseil décida en outre : !<> d'établir à tous les étages et à l'extérieur du bâtiment vers la Moselle, des escaliers de service; 2" de construire un large escalier partant de l'angle situé à l'ouest de la terrasse et conduisant au vestibule; 3° de séparer complètement la conduite de gaz destinée à éclairer la scène d'avec celle du gaz ayant pour objet l'éclairage de l'espace réservé aux spectateurs, et de placer des quinquets dans les escaliers; 4° d'établir deux amples colonnes d'eau, alimentées par les conduites des eaux de Gorze, dans le but de combattre et d'éteindre un commencement d'incendie; 5° d'acquérir un rideau de fer. La plupart des travaux projetés ne pouvant recevoir leur exécution qu'après la fin de la saison théâtrale, on décida qu'ils seraient encore étudiés en détail pendant l'hiver, afin de pouvoir commencer dès que le temps serait propice à la reprise des constructions.
' Indépendamment de ces changements matériels, le Conseil s'occupa aussi d'un bonne direction du théâtre; on fut d'avis de ne plus renouveler le bail avec la direction de Strasbourg, mais de nommer un directeur sous le contrôle et la surveillance de la commission théâtrale.
M. Caron s'étant présenté, il fut agréé à l'unanimité; on ne pouvait agir plus sagement que de lui confier cette charge, car il avait fait ses preuves à Metz de 1876 à 1878. En 1889, il était de nouveau revenu pour nous donner Les Pilules du Diable, féerie en 26 tableaux.
La mise en scène soignée et la bonne interprétation de cette pièce, qui fut jouée avec succès pendant trois semaines consécutives, lui avait conquis définitivement la sympathie des messins.
M. Caron forma une troupe lyrique et dramatique française et une de langue allemande; cette dernière débuta le 8 octobre 1882. Les travaux précités avaient été, en grande partie, exécutés pendant l'été et, lors de cette première représentation, le public loua fort les sages modifications apportées à la salle des spectacles. Malgré les nombreuses préoccupations que lui créait l'entretien des deux troupes, le directeur Caron se montra constamment à la hauteur de sa tâche. Il rétablit le grand opéra et monta plusieurs pièces nouvelles, se réservant parfois les premiers rôles dramatiques. Malheureusement, ses efforts ne furent couronnés d'aucun succès pécuniaire, car il clôtura la saison 1882-1883 avec un déficit de 1 1.076 marks, malgré
la subvention de 40.000 marks qui lui était allouée, ce qui occasionna sa retraite.
Pour la saison 1883-1884 et les suivantes, il y eut deux directions: M. Bruckmann dirigea les représentations françaises, seulement avec uns troupe d'opérette, et M. Boellert les représentations allemandes. Ce dernier fit de mauvaises affaires; il fut remplacé par M. Hirschfeld, qui continua pendant deux années.
En 1886, M. Bruckmann céda la direction française à M. Caron(l), le précédent directeur français. Mais, hélas ! ce fut la dernière troupe française permanente au théâtre messin. La population indigène diminuant d'année en année, cet état de choses devait naturellement se faire sentir au théâtre, d'autant plus que les immigrés ne venaient pas encore, comme de nos jours, combler les vides trop fréquents.
La suppression de la troupe française fut décidée à partir de l'année 1887; toutefois chaque directeur devait, par son traité, faire jouer trente-deux représentations françaises pendant chaque saison. Le nouveau directeur allemand, M. Adolphi, qui garda la direction jusqu'en 1896, traita avec la direction du théâtre de Nancy et avec les troupes de passage qui se présentèrent.
Depuis cette époque, la troupe de Nancy vint à Metz, excepté pendant la période de la suppression des passeports, où elle a été remplacée par les troupes de Namur et de Verviers. Nous avons aussi eu, pendant deux ans, la troupe du théâtre de Verdun.
M. Neuffer a succédé à M. Adolphi, en 1896, et il est resté en fonctions jusqu'en 1905.
Le 13 février 1896 mourut, à Paris, Ambroise Thomas, compositeur de musique, né à Metz, en 1811. Pour honorer sa mémoire, la ville de Metz décida que le buste de son illustre enfant serait placé au théâtre (2).
Ce buste a été exécuté par M. Emmanuel Hannaux, sculpteur de grand talent (3).
(1) M. Caron est décédé à Paris le 12 avril 1895, le même jour que Gavami à Metz.
(2) Le Conseil décida en outre d'adresser un télégramme de condoléances à sa veuve et de déposer une couronne sur le cercueil du Maître. La rue de la Cathédrale fut ensuite nommée rue Ambroise-Thomas.
(3) Né à Metz le 31 janvier 1855. L'œuvre de cet artiste est largement représentée à Metz. Pour l'érection du monument à la mémoire des soldats français à Noisseville, M. Hannaux a offert son concours désintéressé. Le passé artistique de notre distingué compatriote, répond du succès de l'exécution de ce monument.
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Au commencement du mois de février 1902, on a fêté le cent cinquantième anniversaire de l'inauguration du théâtre de Metz. Le 5, la troupe de Nancy a donné une représentation extraordinaire; le spectacle se composait du Maître de Chapelle et des Dragons de Villars. Le 6, la troupe allemande a donné Tristan et Iseult, de Richard Wagner. La direction avait déployé un grand luxe de décoration, la salle était richement ornée. La façade du théâtre et la fontaine monumentale, située en face, étaient illuminées avec des lampes électriques de différentes couleurs.
Parmi les événements de ces dernières années, nous citerons : la représentation donnée, le 20 octobre 1902, par la célèbre étoile danoise, M™e Charlotte Wiehe, et celle de Sarah Bernhardt, la célèbre tragédienne qui a interprété La Tosca, le 3 octobre 1905. Nous avons eu aussi plusieurs tournées de Coquelin cadet, de la Comédie- Française. Mentionnons aussi les diverses améliorations opérées à l'intérieur de la salle : en 1903, les fauteuils d'orchestre ont été changés par des sièges à bascule; en 1904, le conseil municipal a voté un crédit de 80.000 marks, pour l'élargissement du couloir à droite et l'établissement de nouveaux escaliers.
Ces travaux ont été terminés pour le commencement de la saison théâtrale de 1905, et pendant l'été 1906 on a renouvelé les sièges de la seconde galerie. Divers changements sont encore projetés.
En terminant cette notice, nous voulons citer deux employés du théâtre messin bien connus pour leur courtoisie et leur bienveillance : M. Meynadier, secrétaire général depuis dix ans, et la gracieuse M"e s. Schœnert, à l'extrême obligeance de laquelle nous devons de nombreux renseignements.
Entrée en qualité de caissière en 1884, elle est restée constamment à son poste. Les changements de direction, les nombreux incidents qui se sont déroulés, rien n'est venu la distraire de ses importantes fonctions.
Depuis l'année 1906, la direction de notre théâtre a été confiée à M. Otto Brucks, chanteur de la cour de Bavière, artiste distingué, marié avec la fille du duc Louis-Guillaume, frère du duc Charles de Bavière, le célèbre oculiste de l'impératrice Elisabeth d'Autriche, tombée sous le glaive d'un assassin, de la duchesse d'Alençon, qui a trouvé une mort si tragique lors de l'incendie du Bazar de la Charité, et de l'ex-reine de Naples, qui vît retirée à Neuilly.
Tous les connaisseurs sont d'avis que la municipalité a lait un excellent choix en confiant à M. Brucks la direction de la scène
messine. Le portrait de M. Brucks et celui de sa noble épouse ont été publiés par la Croix de Lorraine, supplément illustré du journal Le Lorrain, le 26 août 1906.
Avant de clore notre étude sur le théâtre à Metz, nous voulons encore y ajouter l'événement mémorable du 26 février 1908 : la représentation de gala donnée au profit du monument à ériger à Noisseville à la mémoire des soldats français morts sur les champs de bataille en 1870.
Pour cette œuvre de pieux souvenir, M. Mirai, le sympathique directeur du théâtre de Nancy — dont les messins ont apprécié l'excellente troupe — avait offert gracieusement son concours gratuit. De son côté, M. Brucks, directeur du théâtre de Metz, artiste de grand talent et metteur en scène très habile, avait lui-même soigné l'organisation de cette représentation et n'avait rien négligé pour en assurer le succès. Le Conseil municipal de Metz avait, pour sa part, offert gratuitement le chauffage et l'éclairage de la salle.
La représentation eut lieu devant une salle archi-comble.
Les artistes de la troupe allemande qui jouèrent le premier acte de Lohengrin, chef-d'œuvre de Richard Wagner, furent chaleureusement applaudis et à la fin de" l'acte, les deux dames qui remplissaient les principaux rôles furent gratifiées chacune d'une magnifique gerbe de fleurs. Les hommes reçurent à défaut de fleurs une ample moisson d'applaudissements.
La mise en scène était vraiment magnifique, l'orchestre était renforcé, il contribua pour sa part au succès de cet acte.
La Fille du Régiment, supérieurement jouée par la troupe de M. Mirai, obtint également un grand succès et les applaudissements ne furent pas ménagés. Une très belle corbeille de fleurs, cravatée de rouge, avec l'inscription : « Monument de Noisseuille — Souvenir » vint récompenser la gracieuse artiste qui remplissait le rôle de Marie, la fille du Régiment. Une autre interprète reçut également des compliments fleuris. La représentation devait se terminer par l'audition de la magnifique poésie : « ^«x Morts de Noisseuille — Gloria Victisf » à-propos en vers, par M. Edgar Reyle, poète messin. Il est regrettable que la censure ait refusé son approbation à cette œuvre de notre distingué compatriote.
AMBROISE THOMAS d'après un buste d'Emmanuel Hannaux.
Enfin, cette soirée consacrée à l'œuvre du monument de Noisseville laissera un impérissable souvenir à tous ceux qui ont eu le bonheur d'y assister, car bon nombre de personnes ont dû y renoncer, faute de place. Le soin apporté à l'organisation de la représentation et les délicates attentions à l'égard des artistes qui ont prêté gratuitement leur concours méritent toute notre reconnaissance pour le Comité qui s'est si bien acquitté de cette tâche difficile.
Février 1908. Jean- Julien.
Papitr o Gra'^urc ■> Imprtssion L. GEISLER, AUX CHATELLES par = Raon-l'Éfapc » (Vosges), c\, 14, Rue des Minimes, Paris.
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PN Barbe, Jean Julien 2636 Le théâtre à Metz M^37