‹ Le théâtre à Montréal [microforme]Chapitre 4 sur 57 · II LE THEATRE À MON, EL · texte numérisé non relu

II LE THEATRE À MON, EL

France el à Lu Servir dans la Conslance immuable des nes qui se Souriennent el ui reulent des destins SUpérieurs au lemps. De la Sorle, Les roses de lrane Heurissent chez Nous. méme sous La netye JUapporlent Les vents du nord. La Pelile flamme allumée par les créateurs du Sol canadien. brille loujours 2 pe éclaire nos Monlagnes el nos vallées dune Javier qui Magui fie les choses. héroïse Les Senliments. Colle. mar che L'Amérique COMpose à elle seute loul un poën l'amour el de lidélilé. Et sa Pérsislance à durer el à <e définir est un hommage à ta Clalilé de L'énme j'ANeaise.

Nous avons grifjonné en Marge des drames UE nous furent donnés à Montréal. nos Impressions SeHMalne PUF Semaine. Les Francais ŒUL nous feront l'honneur dé nous lire lotdront-ils discerner à lravers ces béqaie- IenS de jeune crülique el ox holions chélives. une facon de penser el 4e sentir qui. pour leur être devenue probablement élrangére. représente quelque chose de Jorr passé avec le frémissement Juvénile L'une ame AMouretsement

SOURUSE à su lerre el à ses MOT.

HAS LH nn ot.

Denise

Alexandre Dumas fils

À Mademoiselle Laura Deslongchamps

Je me suis réveillé l’autre jour, avec des velléités de chroniques théâtrales au bout des doigts, puis, suivant la dictée de mes impressions personnelles, J'ai laissé courir ma plume sans l'arrêter, Et voilà que, Sans préparation spéciale, dominé par la tyrannique émotion du moment, je me vis transformé en critique de théâtre.

Vraiment, ce soir là, nous nous serions cru transportés en 1830 ou à l’époque du second Empire, quand le romantisme triomphait partout et particuliérement au th ‘âtre, miroir fidèle des mœurs d'alors, à moins qu'il ne contribuât à les créer.

Denise est, certes, un drame fort intéressant. L'auteur à épuisé tous les moyens d’enchantement

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dont il disposait, C'est à la lois un mélange de vrais CU de Taux sentiments. avec du eVnisme en plus : larmes, cris, mains Lordues par l'angoisse, désespoirs touchants, colères délirantes portent Péliquette romantique, La thèse est connue : réhabilitation de Ja lemme Lombée, Le drame loul entier évolue autour dé ce pivot central, C'est JA un genre qui a vécu en France : d'autres roNautés Tiléraires se disputent Ja faveur populaire et le sSuflrage de l'élite,

Mais il était curieux de constater l'intérêt que cette pièce soulevait celte semaine, I fallait entendre Jes applaudissements enthousiastes, il fallait voir les balcons croulant presque sous le délire des Lrépighements. Le romantisme n’a guére perdu de sa force de séduction sur les âmes. Oui, on à eu raison de dire Qu'il à été une révolution de l'âme humaine et qu'il l'a ébranlée jusque dans ses plus intimes profondeurs. L'espril humain, faussé par les Théories de Rousseau et la sinistre folie de SJ, S'éjouit du lvrisme fulgurant qu'elle fit déborder sur le monde,

Nous souffrons un peu de ce mal. Notre prétendue classe intellectuelle S'éprend de chiméres el d'idées qui ont fait banqueroute ailleurs. L'âme populaire, celle äme Loujours pareille sous tous les Cieux, toujours attirée vers ce qui peut lui donner l'illusion de la grandeur et lui faire oublier le tourment du jour, frémit, tremble, S'agite, se pâme sous la lvre roman-

tique. Ame neuve el vise, autre âme francaise aussi, capable de noblesse el d'idéalisme, puisse-t-elle se tenir longtemps sur les sommets, haute et saine, semblable à nos chénes robustes, qui plongent leurs racines dans les terres du Nord et dont la cime ulüère ennoblit la majesté des Laurentides !

Denise est la sœur de Marguerite Gautluer, mais une sœur plus pure, une sœur aînée qui à une certaine religion de l'honneur et ne S'est donnée qu'une fois, à un homme qui va se battre en duel et lui demande, avant de mourir, la preuve supréme de son amour,

Je ne sais pas si cette femme tombée, d'ailleurs remplie des plus belles qualités, frémissante d'énergie et de courageuse endurance, existe dans la réalité telle que nous la dépeint Dumas fils? Jen doute. Dumas a cédé, encore jet, à son penchant irrésistible qui le porte à glorifier les parias, condamnés par l'hérédité ou leurs propres fautes à subir plus lourdement que quiconque la fatigue d'être, Il apparait qu'il veut nous faire admirer et accepter Denise, comme la victime innocente d'une destinée aveugle et Lyrannique. Il s'ingénie à ouvrir en nous des sources de pitié et d'absolution pour des égarements criminels. Au cours de ;on drame, il n'est pas qu'un auteur, versé dans son métier, sûr des effets à produire, il entend s'affirmer le justicier d'un monde

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