‹ Le théâtre à Montréal [microforme]Chapitre 53 sur 57 · A LA TOMBE DE VERLAINE · texte numérisé non relu

A LA TOMBE DE VERLAINE

pour des raisons qui sont celles du cœur, les plus fortes, Les plus indéracinables,

« Son regard est pareil au regard des statues « EE pour sa voix, lointaine, et caline et grave elle a

L'inflexion des voix chéres qui se sont Lues. ;

Ce dernier Lercel de ce chef-d'œuvre OXŒUIS nous fait réentendre des voix. voix que la cime des clochers suit à remuer en nous. et qui, au milieu de nos réves, reviennent moduler leu pelite éhianson douce el {riste, Oh que J'aime éperdiment ces vers, tout comme certains jours d'automne qui se lrainent languissants, douloureux, tout comme certains recards humains qui S'allument au reflet lointain de lindéfinissable !

Pauvre Verliine ! Cour maculé par Pinfäme désir des nuits troubles et qui se reprend à son péché. Je Songeais surtout au débile enfant que Lu as été. ne sachant pas beaucoup vouloir, mais capable darner à la mort, et allant cacher Lon désespoir dans es bras de la Vierge, Je Sonweais à Loi en déposantun bouquet de violettes sur ton Tombeau el Lon image, sortie de terre, dressée sur Fapothéose du jour triomplhant,

je Le revovais.

Défait, avec Le front penché d'un crucifix.

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… Si Fe marge nm enmnnrmsnnt arme enhnn ns ersenme

Au tombeau de Chateaubriand

À ec omémoure de ma Seur Corte.

Ph Va, le magnilique, Le superbe, le grand créa

leur de formes el de pensées... De son bercement élernel ai mu chveloppe d'une MUSIQUE Incottipacable ee champ de mort qui. dressé entre deux ondes, precise élocquenmment da fragilité de Fhomime. Quelques Henretles sauvages épuisent à ses piedsleur pelle N'ES chetite

Nous sommes vents aprés Flaubert. apres Veuitlot Gt Lant daulres, nous asseoir sur ce mausolée de pierre, si orcuelleux dans sa shnpheité. et redisant aux touristes qui passent, Pinquiétude de cette ovraseuse pensée. [semble qu'anutour de ces modestes pierres, quelque chose de l'âme altière ce sSeIUnetnt de Combourg vibre. voltice paressetiecinent.

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24 NOTES ET IMPRESSIONS OR orme aq or

Le pelit enfant de quinze ans qui dort en nous, s'est réveillé avec ses frais enthousiasmes, ses crises de sensiblité, l'âme ouverte par toutes ses fissures, accueillant la bonté ou les larmes des choses. Et notre enfance penchée un peu vers la Combe, soudainement revivante, illuminée des lueurs d'hier, salua celui qui le premier, nous fit tresseillir jusqu'aux fibres les plus intimes,

Un chant envolé, une musique teinte, des VEUX fermés à la lumière du jour, un poème de maternité el de mort, une jeunesse traversée par linvincible reve, Lout cela se levait, dressait des poignards, des calices el ramenail le souvenir des jours qui ne sont plus. Du fond du passé S'avancaient des figures qui ressuscilatent en leur netteté première, des cadres sur lesquels une légère brume d'oubli commençait à Sélendre. Ces profils atténués de médailles. reprenatent dans celte atmosphère propice aux évocations, un air de Jeunesse el de leurs lèvres dénuées de ma üére S'échappait le cantique du passé,

La Vague se Lordait en un ruisselis d'orel mordait de sa succion humide le pied abrupt du rocher, Une volupté élail dans Fair : la volupté des éléments, quand ils se fondent en une harmonie de la terre et du ciel. Comme une coupe avide, le 501 se tendait vers lintini pour recevoir la plénitude de la lumière. Au

loin, de blanches mouettes adoucissaient de leurs

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