‹ Le théâtre à Montréal [microforme]Chapitre 52 sur 57 · A EN TOMBE DE VERLAINE · texte numérisé non relu

A EN TOMBE DE VERLAINE

quise relève, L'enfant de FAbsotution tend son front aux dévres de Marie. Fréve au mabheu des statues el des imarbres, ET <a priere, doux sanelot, var mourir dans le calice des roses. On dirait un Vase précieux qui en se brisant, rendun son rés pur. Verlaine porte au front invincible entélement des collines éternelles Et <olennisant cette résurrection, des séries dVrgelris cparpilent leur Ussu d'or autour de celte larue tete battue par angoisse.

L'artiste prie. Se recueille. travaille, Fra Nagelieo Bäti par da Grâce il sculple sur les parois de son ne, le <\imbole divin des crodaneces passées Les fetes galantes <e Lerminent en visions célestes. par es hoces de FAuneau. Il \ boit Le vi des Vignes pures, celui que le Christ tit julie à Cana. Ce Boble entre les faibles retournera à <es anciennes fautes. [ira sa critier de nouveau aux faux dieux. Mais toujours plus misatisfait, \rannisé par une passion qui à abolr sa volonté. il sentira replongé dans ange, Pappelence uwrésistible des saintes Hibations. Cette faim divine de poursuit au sortir des tavernes, sur de bane du jardin où Ja fatigue de Jutter Fa conduit, N° travers son ivresse, des Voix fui chanteront des cantiques. sous le frémiscement des feuilles, La divine Hantise Pa lonne Je grand enfant et <ous ses pas serment les

fleurs du Calvaire. cependant que, 4 son oreille recon-

quise aux entretiens supra-terrestres, {inte la douce

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sonnaille des eloches qui remplissent a nel des cathédrales, entre dans cette harmonie quil'enveloppe, le grésillement 0 2 cierges, Je parfum des encens, Fenvol d'une gun pe amoureusement destinée

au redressage des is. Quelques bribes d'Hosannal

-ourlent cette galopée hallucinatoire.

La spontanéité se dispute la sincérité de ses chants De ces deux éléments du vrai s'échappe Fattirante beauté de Ses cris. Ses poésies reliwieuses sont toul ce Qu'il a de plus rafraichissant et à la Pois Lrempe de larmes. C'est aprés les avoir lues que le mot de Pertullien nous monte aux lèvres : 4 L'âme humaine eUnalurellement chrétienne, On ne tue pas en elle l'aspiration vers des elioses moins basses el moins viles que la réalité el les contingences qui tentent de Vulgariser Fexistence, C'est quand Fâme est le plus emprisonnée de liens el de fautes que le cri sauveur peut en sorbir et la rendre à la splendeur de vivre. de croire et d'aimer ense dévouant.

Je n'oublie pas le chantre de la vie et je percois — contraste éclatant — au milieu des tombes et des flots de soleil qui baignent le cimetière, l'écho des can- Lilènes et des romances, tout ce qu'il a laissé d'immortellement joli en leur maladresse voulue, Et ce n'est pas parce que Tout le monde à lu elaimé son « Rêve

charmant ». que Je le préfère, peut-être à tout : Mais

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