SCÈNE IV
LA PRmCESSE, LE tASSE; 1« aaira penonnaga pankmt i U fti
de la'8oène«
LA PRINCESSE
Tu veux nous quitter, ou plutôt rester quelques jours encore à Belriguardo, et t'éloigner ensuite, Ô Tasse! J'espère que cela ne sera point pour longtemps. Tu vas à
Rome?
LE TASSE
C'est là que se porteront d'abord mes pas, et si, comme j*ose m'y attendre, mes amis m'accueillent avec bonté, je m'y arrêterai peut-être pour mettre patiemment la dernière main à mon poênie. J'y trouverai réunis des hommes qui pourraient a juste titre se nommer maîtres en tout genre ! Chaque plaœ^ dans cette capitale du monde, chaque pierre ne nous parlentelles pas? Là, quelques milliers de muets instituteurs nous font signe et nous appellent, tout pleins d'une majesté à la fois grave et bienveillante ! Si ce n'est pas à Rome que jV chève mon poème, je ne l'achèverai jamais. Hélas! je sens déjà que le succès m'est refusé pour toute entreprise! Je le changerai, ce poème, mais l'achever, non ! Je le sens bien aussi, cet art dont profitent les autres, et qui donne aux esprits sains la force et le repos, il me perdra, il me chassera toi»-