ACTE I
ïnes lèvres qu^au moment où ces lèvres brûlantes poun ont s'arrêter sur sa belle main, sur cette main qui me cause un ravissement inexprimable, puisqu'elle m'assure im éternel;
Iwnheur.
Et quand alors le voile qui couvre ce secret tombera, quand vous paraîtrez aux yeux des hommes dans l'entier éclat de votre bonheur passé, et même dans une splendeur plus vive encore, à côté d un prince qui tous reconnaît de nouveau, d'une princesse qui ne vous a jamais méconnu, comme celte nouvelle et brillante fortune éblouira les yeux de Tenvie, et avec quelle joie je vous verrai à la place que vous méritez si bien !
LE CHANOINE
Et moi, de quelle recoimaissance je saurai payer une amie à qui je dois tout!
LA MARQUISE
Ne parlez pas de cela. Qui peut vous connaître et ne pas se sentir vivement entraîné vers vous? Qui ne désirerait vous être utile, même à ses dépens?
LE CHEVALIER
Eh! j'entends une voiture. Qu'est cela?
LA MARQUISE
Soyez sans inquiétude : elle ne s'arrête pas ici ; les portes ^ont closes; les volets aussi; j'ai fait boucher exactement les fenêtres, de manière que personne ne puisse remarquer l'éclat des lumières. Il est impossible de soupçonner qu'il y ^t ici de la société.
LE CHANOINE
Quel bruit ! quel tumulte !
Un domestique entre.
LE DOMESTIQUE
tJne voiture vient de passer : on frappe à la porte comme ^ OQ voulait l'enfoncer. J'entends la voix du comte; il menace et veut entrer.
LA MARQUISE
Ia porte est-elle verrouillée? ne lui ouvrez pas : ne vous
troublez pas ; ne répondez rien ; quand il sera las de tempêter, il s'en ira.
LE CHANOINE
Vous ne réfléchissez pas à qui nous ayons affaire. — Ou- Trez-lui! la résistance serait inutile.
LES DOMESTIQUES courant avec précipitation.
Le comte! le comte I
hk MARQUISE.
Comment donc est-il entré?
UN DOMESTIQUE
Les portes se sont ouvertes d'elles-mêmes à deux battants.
LE CHANOINE
Où fuir?
LES DAMES
Qui nous sauvera?
LE GHEVAUBR.
Du courage I
LES DAMES
0 vient! il vient!