ACTE II
LA MARQUISE
Juge-le, si tu peux. Ce n est point un coquin ordinaire. Il €st aussi entreprenant et puissant que rusé, aussi impudent que prévoyant ; il dit les choses les plus seuNées et les plus déraisonnables. La plus pure vérité et le plus vil mensonge sortent fraternellement de sa Louche. Lorsqu'il entreprend de vous vanter, il n'est pus po>sible de distiuj^uer s'il se mo. que de vous ou bien s'il est fou; et il faut moins que cela pour égarer l'esprit des hommes.
JACK, entrant.
Vofre nièce demande si elle peut vous rendre visite. Qu'elle ^Ijolie, votre nièce!
LE MARQUIS
Te plaît-elle?... fais-la venir.
Jack aort.
LA MARQUISE
fe voulais précisément te demander comment tout cela s est passé, si tu l'as amenée heureusement à la ville, ce quelle est devenue. Penses-tu qu'elle puis^e y être heureuse?
LE MARQUIS
Elle est belle, aimable, pleine d'attraits, e( pins formée que je ne l'aurais cru, ayant été élevée à la campagne.
LA MARQUISE
Sa mère était une fenmie d'un grand sens, et il ne man* quait dans son pays rien de ce qui compose une bonne société, la voici.