SCÈNE V Les Précédents, JACK, LE COMTE
JACK
Le comte !
LE COMTE, qui entre immédiatement après Jack.
Nulle part il n'est annoucé, aucune porte n*est fermée pour lui, il entre à Timproviste dans tous les lieux. Et ne fûl-il pas attendu, arrivàt-il sans être désii'é, comme un co><p de tonnerre, il ne se retire jamais sans laisser derrière lui, comme un orage bieut'aisant, la bénédiction et la iécondité.
Jack, qoi pendant ce temps est resté immobile les yeux fixés sur le comte et récoula ut. secou» la tète et sort. — Le comte sVsied et demeure dans cette scène, comme dans les précédentes et les suivantes, le chapeau sur Ia tète, qu'il soulève tout au plus pour saluer.
Je VOUS retrouve ici, chevalier? sortez, et livrez-vous à la
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méditation, et ce soir, à l'heure fixée, trvufei-Toas dans raiH tichanibre du chanoine.
LE CHEVALIER
J*obéis, et vous présente toutes mes cîiitilês.
IlMlC.
Là ni&CE.
Qui est monsieur?
LE MARQUIS
Le comte Rostro, le plus grand et h. plus étonnant des . mortels.
LE COMTE
Marquise, marquise, si je n'étais pas aussi indulgent, que deviendriez- vous?
LA MARQUISE
Comment cela, monsieur le comte?
LE COMTE
Si je n*étais pas si indulgent et si puissant tont ensemble? Vous êtes ime espèce bien légère ! Combien de fois m'avezvous supplia à genoux de vous faire pénétrer plus avani dans les mystères! n'avez- vous pas promis de vous soumettre à toutes les épreuves, si je vous faisais voir le Grand C0|.bte; si je vous montrais clairement et d'une manière palpable sa puissance sur les esprits? qu'avez-vous tenu?
LA MARQUISE
Point de reproches, cher comte; vous nous avez assez punis.
LE COMTE
Je me laisse fléchir. (Après un moment de réfleiion.) Je vois bien que je dois procéder dif.éremmeiit ; je dois, en vous initiant d'une manière particulière, en vous communiquant les dons merveilleux que je pos ède, vous purifier rapidement et vous rendre capables de paraître dev^mt TËtre admirable. C'est une opération qui, si elle ne réussit pas, peut nous être dangereuse à tous. J'aime beaucoup mieux que mes élèves se préparent d'eux-mêmes : car alors je puis les introduire sans crainte dans le conunerce des esprits, comme des honunes métamorphosés.