‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 218 sur 390 · ACTE III. 33i · texte numérisé non relu

ACTE III. 33i

lieurcnx qtiand, par de longs détours, nous le conduisons enfin à la lumière.

LE CHEVALIER

Je ne sais que dire. Quoi ! le chanoine pense que les prindpes qu'il m'a exposés avec tant de complaisance sont les Trais, les droits principes?"

LE COMTE

Il le pense, le malheureux!

LE CHEVALIER

Et vous, son ami de cœur, vous ne le tirez pas de son erreur?

LE COHTE.

J'y travaille; mais cela est plus difficile que tu ne penses. La présomption d'un égoïste à demi éclairé Télève, à ses yeux, bien au-dessus des autres hommes. Croyant les surpasser, il ne fait plus d'efforts pour s'instruire, et donne précisément par là aux autres occasion de le surpasser, de le gouverner.

LE CHEVALIER

Vous ne devriez point avoir de repos jusqu'à ce que ses yeux fussent ouverts.

Pour que tu apprennes à connaître combien cette tâche est difficile, il faut que tu m'aides à le ramener à la bonne voie.

LB CHEVALIER, après une panse.

11 serait donc vrai que je ne me suis pas trompé à votre égard ! depuis le temps que je te connais, j'ai donc trouvé toujours en toi le meilleur, le plus grand, Iti plus inconcevable des hommes! Ma reconnaissance est sans bornes, ma joie feste muette dans cet embrassement.

LE COMTE

Va maintenant, mon fils : dans la chambre voisine sont préparés les vêtements sous lesquels l'on doit se montrer au Grand Cophte. Si tous ceux qui veulent se présenter à lui en ce jour étaient purs comme toi, il éprouverait lui-même une grande joie de son apparition. Tu verras de grands prodiges.

et tu les comprendras bientôt; bientôt tu apprendras toimême à les produire. Va, admire, ei tais-toi.

LE CHEYALIER.

Je suis tout à toi pour toujours.

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