‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 236 sur 390 · SCÈNE VI U NIÈCE, ensuite LE GUEYÂUER · texte numérisé non relu

SCÈNE VI U NIÈCE, ensuite LE GUEYÂUER

LA NIÈCE, lisant le billet.

6 Je ^is apprécier votre confiance, et je m'en réjouis infiniment. Je vous ai déjà plainte en silence; dans quelques minutes je serai près de vous. » — 0 Dieu' que veut dire cela? ^ Je ne puis commander à mon impatience jusqu'à demain malin. J'ai habité quelque temps votre logement, et j'en possède encore par hasard la principale clef. Je vais m'empresser d'arriver à votre cabinet de toilette. Soyez sans inquiétude ; nul ne me découvrira. Repo^z-vous sur ma discrétion » —

Je suis dans le plus affreux embarras. Il va me trouver sous ces babiU : que dirai-je?

IiB CHETALIBE sortant du cabinet.

Pardonnez-moi mon empressement. Comment auriis-je pn dormir tranquille cette nuit?

LA HIÈCB.

Monsieur

LE CHEVALIER la regardant fixement.

Que je vous trouve -changée! qu'elle parure! quelle toilette singulière ! Que dois-je peuser de celaj

LA NIÈCE

0 monsieur! je ne vous attendais pas maintenant. Eloignez-vous promptement. Ma tante m'attend en ce moment. Demain matin

LE CHEVALIER

Voulez-vous avoir confiance en moi demain malin seulement, et point aujourd'hui ?

LA NIÈCE

J'entends venir quelqu'un; Ton va m'appeler.

LE CHEVALIER

Je me retire. Dites-moi seulement ce que signifie cet babit.

LA NIÈCE

0 Dieu !

LE CHEVALIER

Quelle confiance pouvez-vous avoir en moi, si vous tw taisez cette bagatelle?

LA NIÈCE

J'ai toute confiance en vous ; mais ce secret n'est pas a moi. Cet habit

Cet habit me semble assez remarquable! (pielquefois la princesse s'est fait voir sous ce costume. Aujourd'hui mto les esprits vous l'ont montrée ainsi vôtue, et je vous trouîe maintenant

LA NIÈCE

Ne m'attribuez pas cette mascarade.

Page 1