ACTE IV
LE CHEVALIER
Quelles horribles conjectures!
LA NIECE
Elles sont vraies.
LE CHEVALIER
La scène des esprits?
LA NIÈCE
Était une tromperie.
LE CHEVALIER
Les apparitions?
LA NIÈCE
Concertées.
LE CHEVALIER
Ob ! que je suis malheureux ! Que ne vous êtes- vous tue éternellement ! que ne m'avez-vous laissé ma douce erreur ! Vous détruisez pour moi la plus agréuble pensée de ma vie.
Je ne vous ai pas appelé pour vous flatter; mais pour vous supplier de me secourir et de me sauver, comptant sur la noblesse de votre caractère. Hâtez-vous de vous éloigner. Nous nous reverrons demain. Ne méprisez point une infortunée créature qui lève les yeux vers vous comme sur un dieu protecteur.
LE CHEVALIER
Je suis perdu, abîmé pour jamais. Si vous saviez ce que vous m'avez enlevé en ce moment, vous trembleriez, vous n'imploreriez pas ma compassion. Car je ne suis pas capable de compassion. Vous m* avez arraché ma confiance en moimême et en les autres, la foi que j'avais à la vertu, à Tiimocence, à toute espèce de sentiment généreux. Je n'ai plus d'intérêt pour personne, et vous désirez que j'en aie pour vous! Ha confiance a été trompée de la manière la plus honteuse, et vous voulez que je me fie à vous ! à vous, double et triple comédienne ! Quel bonheur pour moi d'être venu ce soir même ici, et de ne vous avoir pas laissé le temps de
prendre le masque sous lequel vous comptiez me duper !
Zil LE GRAND COPUTE.
Ik MlàCB.
Je suis la plus malheureuse des femmes. Hâtez-vous! fuyez! ou vient.
LE CHEVALIER
Je m'en vais pour ne vous revoir jamais.