‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 248 sur 390 · U NIÈCE, LE CHANOINE · texte numérisé non relu

U NIÈCE, LE CHANOINE

La nièee t'aisMit tous le berceau, et -tient une rose dans sa main. .

LE CUAIIOIIIB) qui entre en scène par le fond du thé&tre du côté opposé

au berceau.

Cette tranquillité profonde m'annonce rapproche de mon bonheur. Je n'entends aucun bruit dans ces jardins que la bonté du prince laisse ordinairement ouverts à tous les promeneurs, et qui, dans les belles soirées, sont souvent visités par de malheureux amants rêvant solitairement à leurs peines, et plus souvent encore par maint heureux couple. Je te remercie flambeau céleste, d'avoir aujourd'hui voilé tes rayons! Vent impétueux, nuages menaçants, je suis ravi que vous épouvantiez ces sociétés légères qui se répandent souvent çà et là dans ces allées, remplissent ces bosquets de rires bruyants, et, sans jouir eux-mêmes, troublent les plus doux plaisirs des autres. Beaux arbres, que vous me semblei grandis depuis ces quelques étés, que le triste bannissement m'a éloigné de vous ! Je vous revois enfin,, je vous revois plein des plus brillantes espérances, et les songes qui me berçaient autrefois sous vos jeunes ombrages sont maintenant réalisés. Je suis le plus heureux de tous les mortels.

LA MARQUISE qui marche doucement vers lui.

Est-ce VOUS, chanoine? Approchez-vous, approchez-vous de votre bonheur. Regardez sous ce berceau.

LE chahoine.

Ah ! je suis au comble de la félicité ! (La marquise se retire. Le chanoine court au berceau et se jette aux pieds de la nièce.) Adorable mortelle, femme sublime, laissez-moi tomber en extase à vos genoux ; laissez-moi exhaler sur cette main ma reconnaissauce avec ma vie.

LA RIÈCB.

Monsieur....,

Page 1