ACTE V
ment : chacune de vos paroles me fait une profonde blessure. Votre sort est digne d*envie auprès du mieq. Vous pouvez dire au moins : t On a. fait mon malheur; » et moi> quel insupportable chagrin j'éprouverai en me disant : « Elle te compte parmi ceux qui ont contribué à sa perte. 9 Ohl pardonnez-moi; pardonnez à une passion qui, contraire à ellemême par un triste destin, a blessé ce qu'elle avait, il n'y a qu'un moment, de plus cher et de plus précieux sur la terre. Il faut nous séparer. Indicible est le tourment que je ressens. Reconnaissez mon amour, et plaignez-moi. Pourquoi n'ai-je pas suivi mon inspiration? et après avoir découvert, grâce au hasard, le crime qui se préparait, que ne suis-je aussitôt allé prévenir le chanoine! je me serais acquis un ami, une amante, et j'aurais pu jouir d'un bonheur sans mélange. J'ai perdu tout cela !
LE COLONEL
Prenez courage.
LA NIÈCE
Adieu. Ces dernières paroles de consolation seront toujours présentes à mon cœur, (au colonel.) Je lis dans vos yeux qu'il faut que je m'éloigne. Puisse votre humanité recevoir sa récompense !
Elle s*éloigne avec les gardes.
LE COLONEL
Je plains cette pauvre créature ! Venez; tout s'est bien passé. Votre récompense ne se fera point attendre.
LE CHEVALIER
Qu'elle soit telle que j'ai droit de l'attendre d'un prince, peu m'importe; je n'en pourrai pas jouir; car je n'ai pas bien agi. Je n'ai plus qu'un désir et une espérance, c'est de consoler cette aimable çnfant, et de la rendre à elle-même et au monde.
m DU fiRAXD COPHTI.
COVÉDIE EN UH ACTE
— BR PHOSI —
PERSONNAGKS
ROSE
GEORGE
MARTIN
LE SEIGNEUIL
SCHNAPS
LE JUGE
Patsahs.