ACTE V
quel sang coule dans mes veines; sachez que la parenté nous unit, et qu'il blesse son propre honneur dans le mien.
LE COLONEL
C'est vous qui aunez dû y songer. Allez, on a déjà fait valoir dans votre intérêt cette parenté dont il n'est question que depuis peu de temps.
LE COMTE
Monsieur, vous confondez avec cette canaille un homme accoutumé à recevoir partout les plus honorables traitements.
LE COLONEL
Obéissez.
LE COMTE
Gela m'est impossible.
LE COLONEL
On vous l'apprendra bien.
LE COMTE
Un voyageur qui, sur son passage, répand partout tses bienfaits...
LE COLONEL
C'est ce qu'on verra bientôt.
LE COMTE
Auquel on devrait élever un temple comme à une divinité prolectrice.
Cela pourra bien arriver.
LE COMTE
Qui a prouvé qu'il était Grand Cophte.
LE COLONEL
Par quel moyen?
LE COMTE
Par des miracles.
LE COLONEL
Donnez de nouveau cette preuve; appelez vos esprits, et Êdtes-vous délivrer.
366 LE GRAND GOPHTE.
LE COMTE
Je ne vous estime point asseï pour àéfhjer à vos jeux ma puissance.
LE COLONEL
Grande pensée! Alors soumettez-yoos à l'ordre qai vous est donné.
LE COMTE
Je m'y soumets pour montrer ma longanimité; mais dans peu je me découvrirai. J'annoncerai de tels secrets à votre pnnce, qu'il me fera ramener en triomphe, et c'est vous qui précéderez, à cheval, la voiture où le Grand Cophte sera glorieusement conduit.
LE COLOHEL.
Tout cela peut bien élre; mais aujourd'hui il m'est impossible de vous accompagner. Partez.
UN SUISSE
Partez, a dit le colonel; et, si vous ne marchez pas, toqs allez senUjr nos hallebardes.
LE COMTE
Malheureux! vous marcherez bientôt devant moi pour me faire honneur.
LES SUISSES, lefnppanL
Tu veux donc avoir le dernier mot?
Les Suisses sortent avec le marquis, la marquise et le comte. LE COLONEL, à la nièce.
£t VOUS, un couvent de femme, situé à un quart d'heure de chemin, vous recevra ce soir même. Si vous avez l'iiitention sérieuse de vous séparer du monde, vous en trouverez l'occasion.
LÀ NIÈCE
C'est très-sérieusement que je l'ai dit. Aucune espéranœ ne m'attache plus à ce monde. (Au cfaeyaiier.) Hais je dois ajouter, monsieur, que j'emporte avec moi, dans la solitude du cloître, ma première, ma seule passion... ceUe que j'ai ressentie pour vous.
LE CHEVÀUER.
Ah! ne dites point cela; ne me punissez passicradie-