‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 267 sur 390 · SCÈNE VI MARTIN, SCHNAPS · texte numérisé non relu

SCÈNE VI MARTIN, SCHNAPS

SCHHAPS, regardant dans la chambiib

Ëtes-vous seul, père Martin?

MARini.

Entrez toujours.

SCHNAPS, mettant un pied dans la chambre.

J'ai vu George s'en aller : Rose le suit-elle?

HARTIN.

Oui, compère Schnaps, comme à l'ordinaire.

SCHNAPS

He voici.

HARTIN.

Vous êtes plein de prudence.

SCHNAPS

C'est la première des vertus.

HARTUI.

D'où venez-vous donc?

IiB GÉNÉRAL CITOYEN. 379

schuaps.

Hem! hem

MABTIll.

Depuis huit jom^ on ne vous a pas ta.

SCHHAPS.

Je le crois bien.

iiÂRnif.

Avez-Yous opéré quelque cure dans les environs?

SCHNAPS. '

Père Martin, j'ai appris à guérir.

MARTUf.

Appris? comme si vous aviez encore besoin d'apprendre quelque chose?

SCHNAPS

On n'en sait jamais trop.

UARnR.

Vous êtes bien modeste.

SCHNAPS

Comme tous les grands hommes.

MARTIN

Et qu'importe la grandeur? vous êtes plus petit que moi.

SCHNAPS

Père Martin, il n*est pas question de la taille; mais, ici» là.

Il montre son firoDt.

MARTIN

J'entends.

SCHNAPS

Et il y a des honmies dans le monde qui savent apprécier %la.

MARTIN

. Sans doute.

SCHNAPS

Geux«là vous accordent leur conOance.

Je le crois.

SCHNAPS

On apprend alors...

380 LE GÉNÉRAL GITOYEH.

MARTIN, impatie&L

Quoi donc? parlez.

SCHHAPS.

Et Ton se charge de missions. . .

KARTIN. /

Vite! qu'y a-t-il?

SCHif APS, d*an tir significatif.

On devient un homme en crédit.

KARTIN.

Est-il possible?

SCHNAPS

Dans peu de jours vous saurez ce qui en est .

MARTIN

Non, tout de suite! allons, parlez.

SCHNAPS

Je ne puis; et j'en ai assez dit comme cela.

MARTIN, arec gravité.

Compère Schnaps 1 . . •

Quya-t41î

MARTIN

Regardezrmoi.

SCHNAPS

Eh bien I

MARTIN

Là, dans le blanc des yeux.

SCHNAPS

Eh bien?

MARTIN

Sans sourciller.

SCHNAPS

Au diable! je vous regarde assez. Je m'étonne que v>^*'' puissiez supporter mes regards.

MARTIN

Écoutei.

SCHNAPS

Que dois-je écouter?

MARTIN

Ce (pie vous avez à me raconter, ne serait-ce pas...

Comment Tentendez-vous?

MARTIN

Ne serait-ce pas encore... là... quelqu'une de ces histoires...

SCHNAPS

Comment pouvez-vous le penser?

MARTIN

Ou bien...

SCHNAPS

Non pas, père Martin. .

MARTIN

Ou s*agit-il de quelqu'un des honorables Schnaps, vos aïeux ?

SCHNAPS

C'était par plaisanterie, par pure plaisanterie; maintenant cela commence à devenir sérieux.

MARTIN

Tâchez de me convaincre.

SCHNAPS

Eh bienl donc, puisque c*est vous...

MARTIN

Je suis excessivement curieux de...

SQHNAPS.

Eh bien, écoutez I mais sommes-nous en. sûreté?

Sans doute; George est au pré, et Rose avec lui.

SCHNAPS, avec solennité.

Ouvrez vos oreilles ! ouvrez vos yeux!

MARTIN

Allons, dépêchez-vous I

SCHNAPS

Tous avez souvent ouï dire... mais il me semble que j'entends quelqu'un aux aguets?

MARTIN

Ce n'est personne.

S8S U QiNÊRÂL GITOYEK.

SCHRAPS.

Que les iSuneaz jacdnnB... Il n'y a persomMi tous êtes sârf Continuel, non.

SGHHAPS.

Recherchait, if>précieot et emploient les hommes capables de tous les pays.

MiLBTDI.

On le dit.

SCHNAPS

Maintenant qne ma réputation... J'entends qadiju'uii.

MARTIN

Non, point du tout.

Que ma rotation a retenti au delà du Rhin...

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