SCÈNE VI MARTIN, SCHNAPS
SCHHAPS, regardant dans la chambiib
Ëtes-vous seul, père Martin?
MARini.
Entrez toujours.
SCHNAPS, mettant un pied dans la chambre.
J'ai vu George s'en aller : Rose le suit-elle?
HARTIN.
Oui, compère Schnaps, comme à l'ordinaire.
SCHNAPS
He voici.
HARTIN.
Vous êtes plein de prudence.
SCHNAPS
C'est la première des vertus.
HARTUI.
D'où venez-vous donc?
IiB GÉNÉRAL CITOYEN. 379
schuaps.
Hem! hem
MABTIll.
Depuis huit jom^ on ne vous a pas ta.
SCHHAPS.
Je le crois bien.
iiÂRnif.
Avez-Yous opéré quelque cure dans les environs?
SCHNAPS. '
Père Martin, j'ai appris à guérir.
MARTUf.
Appris? comme si vous aviez encore besoin d'apprendre quelque chose?
SCHNAPS
On n'en sait jamais trop.
UARnR.
Vous êtes bien modeste.
SCHNAPS
Comme tous les grands hommes.
MARTIN
Et qu'importe la grandeur? vous êtes plus petit que moi.
SCHNAPS
Père Martin, il n*est pas question de la taille; mais, ici» là.
Il montre son firoDt.
MARTIN
J'entends.
SCHNAPS
Et il y a des honmies dans le monde qui savent apprécier %la.
MARTIN
. Sans doute.
SCHNAPS
Geux«là vous accordent leur conOance.
Je le crois.
SCHNAPS
On apprend alors...
380 LE GÉNÉRAL GITOYEH.
MARTIN, impatie&L
Quoi donc? parlez.
SCHHAPS.
Et Ton se charge de missions. . .
KARTIN. /
Vite! qu'y a-t-il?
SCHif APS, d*an tir significatif.
On devient un homme en crédit.
KARTIN.
Est-il possible?
SCHNAPS
Dans peu de jours vous saurez ce qui en est .
MARTIN
Non, tout de suite! allons, parlez.
SCHNAPS
Je ne puis; et j'en ai assez dit comme cela.
MARTIN, arec gravité.
Compère Schnaps 1 . . •
Quya-t41î
MARTIN
Regardezrmoi.
SCHNAPS
Eh bien I
MARTIN
Là, dans le blanc des yeux.
SCHNAPS
Eh bien?
MARTIN
Sans sourciller.
SCHNAPS
Au diable! je vous regarde assez. Je m'étonne que v>^*'' puissiez supporter mes regards.
MARTIN
Écoutei.
SCHNAPS
Que dois-je écouter?
MARTIN
Ce (pie vous avez à me raconter, ne serait-ce pas...
Comment Tentendez-vous?
MARTIN
Ne serait-ce pas encore... là... quelqu'une de ces histoires...
SCHNAPS
Comment pouvez-vous le penser?
MARTIN
Ou bien...
SCHNAPS
Non pas, père Martin. .
MARTIN
Ou s*agit-il de quelqu'un des honorables Schnaps, vos aïeux ?
SCHNAPS
C'était par plaisanterie, par pure plaisanterie; maintenant cela commence à devenir sérieux.
MARTIN
Tâchez de me convaincre.
SCHNAPS
Eh bienl donc, puisque c*est vous...
MARTIN
Je suis excessivement curieux de...
SQHNAPS.
Eh bien, écoutez I mais sommes-nous en. sûreté?
Sans doute; George est au pré, et Rose avec lui.
SCHNAPS, avec solennité.
Ouvrez vos oreilles ! ouvrez vos yeux!
MARTIN
Allons, dépêchez-vous I
SCHNAPS
Tous avez souvent ouï dire... mais il me semble que j'entends quelqu'un aux aguets?
MARTIN
Ce n'est personne.
S8S U QiNÊRÂL GITOYEK.
SCHRAPS.
Que les iSuneaz jacdnnB... Il n'y a persomMi tous êtes sârf Continuel, non.
SGHHAPS.
Recherchait, if>précieot et emploient les hommes capables de tous les pays.
MiLBTDI.
On le dit.
SCHNAPS
Maintenant qne ma réputation... J'entends qadiju'uii.
MARTIN
Non, point du tout.
Que ma rotation a retenti au delà du Rhin...