‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 275 sur 390 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les VtAc&DJOm, GEORGE, qui s'est glissé dans la chambre par

la porte de derrière.

GEORGE bas.

Qui diable est auprès du père ! Serait-ce Schnaps ?

MARTIN

Ne me poussez pas ainsi.

ilO LE GÉNËRAL GITOTEK.

SGHHAPS.

Ilfautquejetoîe...

n se penche dehon.

VàRTIN.

Quoi donc?

SCHNAPS

Comment se comportent mes soldats.

GEORGE, de même.

C'est sa voix; quelle tournure a le drôle l

SCHNAPS

Bravo ! mes amis.

MARTIN

A qui en aves-vous?

Ne voyez-vous pas conmie mes gens dansent autour de l'arbre de la liberté?

VARTnV.

£tes-vous fou? Je ne vois pas âme qui bouge.

GEORGE

Il Test vraiment. Que signifie tout cela? Le père s'enfenne avec lui; comme le voilà déguisé! C'est heurenx que j'aie trouvé la porte de derrière ouverte.

SCHMAPS.

Et voyez pourtant comme on donne à vos femmes, a vos filles l'idée de la liberté et de l'égalité.

MARTIN, voulant se dégager, et retenu par Schnaps.

C'est par trop fort.

GEORGE

Qu'ont-ils à dire ensemble? Je n'y comprends rien, (u regarde autour de lui.) Qu'est-ce que cela veut dire? L'armoire ouverte?... Du lait aigri tout préparé?... mais c'est un d^ jeûner?

SCHNAPS

Ainsi donc, réjouissez-vous de voir tout uni et satisfait.

MARTIN

Il faut que sa tête ait singulièrement travaillé. Je ne vois rien. ^

GEORGE, se retirant à Técart.

n faut que j'écoute.

Je vois cela en esprit, vous le verrez bientôt de vos yeux devant votre maison.

MARTIN

Hais maintenant, je n'y vois rien de bon dans ma maison.

SCHNAPS, allant encore une fois à la fenêtre et regardant dehors, dit à

part ;

Tout est tranquille et sûr ; maintenant vite au repas.

n va à la table.

MARTIN

Que n'es-tu ailleurs qu'ici!

SCHNAPS

Oh! aimable soupe de la liberté et de l'égalité, «ois la bienvenue ! Voyez ceci.

MARTIN

Qu'est-ce?

SCHNAPS

Voilà le général dtoyen qui s'assied.

MARTIN

Je le pensais.

SCHNAPS

Et qui la consomme.

MARTIN

Tout seul?

Non pas, avec les siens.

MARTIN

C'est honnête.

SCHNAPS

Asseyez-vous, citoyen Martin.

MARTIN

Grand merd.

SCHNAPS

Livrez-vous à votre appétit.

41S LE GÉNÉRAL GITOTEK.

VABTUI.

Je n'ai pas faim.

SCHHAPS.

Ne soyez pas si timide avec moi, nous sommes tous égaux.

MARTIR

Je le vois.

SCHNAPS

Vous êtes mi brave citoyen.

MARTIH.

Je n'en savais rien.

SGBNAPS.

Je vous ferai mon caporal.

'martih.

C'est beaucoup d'honneur.

SCHNAPS

Asseyez-vous, mon caporal .

HARTIN.

Vous plaisantez, mon général.

SCHNAPS, M levant^ et d'un ton eomplioMnlMir.

Non, caporal.

MARTIN

Mon général !

George, pendant ce temps s'est approché douceisient, el frappe SdiM^ *•

son bâton au moment où il s'indina.

SCHNAPS

Qu'est-ce que c'est?

GEORGE

Mon général!

MARTIN

Bravo ! George.

GEORGE, liatUnt Schnapt.

Mon caporal!

I^CHNAPS.

Sainte liberté, assiste^moif

Je te trouve ici!

MARTIN

Alerte!

SCHNAPS

Sainte égalité, protége-moi !

GEORGE

Chante, je battrai la mesure.

SCHMAPS, tirant son sabre et se mettant en déISmse.

Sainte puissance de la révolution, délivre-moi !...

GEORGE

Quoi? tu veux te défendre?

HARTIN.

Prends garde; le drôle est désespéré.

GEORGE

Le misérable! il faut qu'il y vienne.

U fond sur Scbnaps.

SGBKAPS.

Oh! malheur à moi! *

GEORGE

Tu t'en ressentiras.

Prends son sabre.

GEORGE le désanne.

Je Fai déjà.

SCHNAPS, se retranchant derrière la table et la chaist.

Maintenant, il faut capituler.

GEORGE

Avance !

SCHNAPS

Mon cher George, je plaisantais.

GEORGE. U Tent le battre et ne frappe qua la table.

Je plaisante aussi.

MARTIN

Touche-le donc!

SCHNAPS, quittantson poste, et courant autour de la chambra.

Ou bien....

GEORGE, le pounuivant.

Cela ne te mènera à rien.

SCHNAPS, passant près de la fcaètrt.

Au secours! au secours !

4U LB GËMÊRAL GITOTEK.

6B0RGB, le poorchaisaBL

Veux-tu te taire?

SCHHAPSi de mdine*

Au feul au feul

VÂRTIlly lai bamnt le chemin.

Ferme-lui la boudie.

SCHHàPS, retranché derrière deu chiises.

Épargnez-moi, c'est assez.

GEORGE

Veux-tu sortir?

SCUIIAPS. 11 leur Jette la chaise dans lei» jambes.

Voilà pour vous.

GEORGE

Attends un peu.

SCHNAPS

Quel sot!

U a*éehappe par la porte de derrière.

GEORGE

Je te rejoindrai.

u eowt après \vL MARTIN reste et se frotte U Jamhsqaela chaise a aUeinte. Il boite toatlt

reste de la pièce.

Le drôle ! ma jambe I il l'a bien reçu tout de même.

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