KART
Aucune.
SCHHAPS.
C'est fort bieu.
.KARTUr.
Je le trouve aussi.
SCHKAPS.
Maintenant, faites attention.
màrtoi.
Très-volontiers.
SCHKAPS.
Ce pot représente un village.
UARTIir.
Un village?
Ou une ville.
C'est curieux !
Ou une forteresse.
C'est étonnant!
SCHKAPS.
MARnN.
SCHNAPS
HARTnr.
SCHNAPS
Oui, par exemple, une forteresse.
MARTIN, à paru
S'il pouvait me faire grâce de l'exemple.
Je me présente devant ses portes.
MARTIN
Que signifie tout cela?
SCHNAPS
Je somme la place. (Contrefaisant la trompette.) Treo, trctt iren, tren!
MARTIN
D est tout à fait fou.
SCHNAPS
Elle fait h difficile, et refuse de se rendre.
MARTIN
En cela, elle fait bien, (a part.) Si seulement Rose venait occuper la forteresse.
schuaps.
Je la bombarde. Pon, pon !
MARTIK.
Cela devient sérieux.
SCHNAPS
Je fais un feu d'enfer ; je Tassiége nuit et jour. Pon, pon, pon! Elle se rend.
MARTIN
En cela, eUe a tort.
SCHNAPS, s'approchant da poU
Je pénètre da'ns la place.
MARTIN
Cela devient mauvais pour elle.
SCHNAPS, prenant la cuiller.
Je rassemble la bourgeoisie.
MARTIN
Oh ! c'est fini.
SCHNAPS
Les hommes bien pensants accourent aussitôt. Alors je m'installe, (il s'assied) et leur parle.
MARTIN
Pauvre pot!
SCHNAPS
c Frères, citoyens, » leur dis-je.
MARTIN
Voilà qui sonne bien amicalement.
SCHNAPS
; Je vous vois avec douleur en désaccord, i
MARTIN
Dans le pot, tout est fort tranquille.
SCHNAPS
C'est une fermentation sourde.
MARTIN écoutant.
Je ne vois rien de cela.
406 LE GiNÈRÀL GITOTEN.
SGHHAPS.
c Tons avez abandonné Tétat d'égalité primitiTe. »
Martin. - Comment donc?
SCHNAPS pathétiquemant.
« Lorsque vous n'étiez encore que du lait pur, une goutte était comme l'autre. »
MAATIN.
On ne saurait nier cda.
SCHNAPS
a Mais maintenant tous êtes deyemis aigres. >
MABTIN.
Les citoyens?
SCHNAPS
c Vous TOUS êtes séparés. »
XARTIH.
Voyez donc!
SCHNAPS
c Et je trouve les riches qui sont représentés par la crème aigrie. »
VABTUf.
Gela est tout à fiiit drôle.
SCHNAPS
c Les riches qui surnagent. »
MARTIN
Les riches sont de la crame aigrie? ah! ah 1
SCHNAPS
c Ds surnagent ; c'est ce qu'on ne p«it supporter, y
■ARTOI.
CSela est intoléraUe.
SGHIMPS.
Je les écréme dmic
n mot ta crtat daw «M attkBf^
0 malheur ; vmlà l'affaire.
SGHHAPS.
Et quand f ai enlevé laarèaae,jetnxi?elepelit-laît
MABTUI.
Naturellement.
SCHNAPS
Qui n'est' pas non plus à mépriser.
HARTIN.
Il me semble.
Voici donc ce bon, cet excellent tiers état !.. :
MARTIN
Le petit4ait! Le tiers état ! Quelle idée !
SCHNAPS
Et j'en prends à ma fantaisie.
Il se verse d« lait.
MARTIN
Cela s'entend.
SCHNAPS
Maintenant je les mêle, et je leur apprends à s'arranger ensemble.
MARTIN
Que va-t-îl se passer ?
SCHNAPS, se levant et se dirigeant yen l'armoire.
Bon. Ensuite je regarde tout autour de moi dans le pays et
(il amène un gros pain) je trouve un châtéaU.
MARTIN
Hais c'est un pain!
SCHNAPS
Les nobles ont toujours les meilleurs champs de la contrée : c'est pourquoi on les représente on ne peut mieux par un pain !
Cela va aller avec le reste?
SCHNAPS
Naturellement 1 il nous faut Tégalité.
MARTIN, à part.
Si du moms il n'avait pas son sabre au côté : cela rendrait la partie égale!
4M LE GÉNËIUL CITOYEN.
SCHMAPS.
Nous allons refaire la même opération sur œux-d.
MARTIN
Et Georges qui n'arrive pas !
SCHHAPS.
Il faut les râper.
MARTIN
Les râper!
SCHNAPS
Oui, pour abaisser leur orgueil.
MARTIN
Oui, oui.
SCHNAPS
Puis, nous les mélangerons avec le reste.
MARTIN
Avez'vous bientôt fini? ' -
SCHNAPS, avec réflexion.
Il manque encore les biens du clergé.
MARTIN
Et où les prendrez-Tous?
SCHNAPS
Je trouve ici une boite à sucre.
U prend celle qui est auprès de la cafetière. MARTIN, lui prenant le bras.
Laissez cela; n'y touchez pas. Rose me pèse. toujours mon sucre pour toute la semaine. Il faut que je m'arrange avec cela.
SCHNAPS, portant la main au sabre.
Citoyen 1
MARTIN
Patience.
SCHNAPS
Messieurs du clergé ont toujours les propriétés les pW* friandes et les plus succulentes.
MARTIN
u faut bien que quelqu'un les ait.
m GÉNÉRAL CITOYEN. 409
Schnaps.
Et voilà pourquoi ils sont assez bien représentés par le sucre. On le râpe aussi.
MÂRTlli;
Que fait-il encore? .
SCHNAPS
Et on le répand sur le resté.
MARTIJMy à paru
J*espère que tu me le payeras, (n ya à la fonètre.) Écoutez, n'est-ce pas George?
SCHNAPS
Et ainsi le lait aigre-doux de la liberté et de Tégalité est assuré.
MARTIN bas, à la fenêtre.
Ce n'était rien.
- SCHNAPS
Venez ici, que faites-vous à la fenêtre?
MARTIN
Je pensais qu*il venait quelqu'un.
SCHNAPS
George ne vient pas au moins ?
UselèTe.
MARTIN
Tout est tranquille.
SCHNAPS
Voyons un peu.
U va à la fenêtre et s*appuie sur Martin.