SCÈNE V Les PaéciDENTS , FRÉDÉRIQUE , LE BARON
FRÉDÉRIQUE
Voici, chère maman, un lièvre et deux perdrix; j'ai tiréces trois pièces; mon cousin n'a fait que battre la campagne..
4C0 LES RÉVOLTÉS. i
lA COMTESSE.
Quel air de sauvage, Frédérique! comme tu es trempée!
FRÉDÊRIQCE, secouant Feau de son chapeau.
La première boune matinée que j'aie passée depuis longtemps.
LE BARON
Il y a plus de quatre heures qu'elle me fait ceurir les champs.
FRÊDéRIQUB.
C'était un vrai plaisir; nous y retournerons tout de suite après dîner.
LA COMTESSE
Si tu y Tas de cette ardeur, tu en seras bientôt rassasiée.
FRÉDÉRIQUE
Vous pouvez attester, chère maman, combien de fois, à Paris, j'ai souhaité être de retour dans ce pays. Les opénis, les spectacles, les sociétés, les repas, les promenades, tout cela n'est rien en comparaison d'un seul jour de plaisir à la chasse, en plein air, sur nos montagnes, où nous sommes nés, et en quelque sorte enracinés. Nous chasserons avecles cbienSy un de ces jours, cousin.
LE BARON
Il faudra attendre qu'on ait lait la moisson.
FRÉOÉRIQUE.
Qu'est-ce que cela y fait? cela ne signifie rien. Anssilit que le temps sera un peu sec, nous prendrons les chiens avec nous.
LA COMTESSE
Va t'habiller. Je pense que nous aurons à dîner un convive de plus qui ne peut s'arrêter ici que fort peu de temps.'
LE BARON
Est-ce que le conseiller viendra?
LA COMTESSE
Il m'a promis de passer une petite heure chez nous. Il v> en commission.
LE BARON
Il y a quelques troubles dans le pays.