‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 41 sur 390 · ACTE Y · texte numérisé non relu

ACTE Y

li^issêe de rochers. Mais, si cet homme est mou frère bien-

me, que j*ai si longtemps appelé de mes vœux, rends-uous

a la liberté, sois aussi bon envers le frère et la sœur réunis

qn'enTers la sœur toute seule. Mon père est tombé sous les

coups de sa femme, elle-même sous ceux de son fils. La der-

D^ere espérance de la race d'Alrée repose sur lui seul. Laisse-

^, le cœur et la main purs, regagner ma patrie au delà des

Œffset laver notre maison des crimes qui l'ont souillée. Oui,

ta me tiendras parole ! — Tu as juré que, si jamais le retour

^ersles miens était possible, lu me laisserais partir; et il Test

aujourd'hui.. . \3n roi ne fait pas, comme le reste des hommes,

nne promesse par lassitude et pour éloigner un moment le

suppliant : il promet même pour les cas inattendus ; et il ne

^^ toute la hauteur de sa dignité que lorsqu'il peut faire le

Iwniieur de celui qui l'implore.

THOAS

Comme le feu se défend contre Teau et cherche en écuffi^t à détruire son ennemi, ainsi la colère lutte dans mon sein contre tes paroles.

IPHIGÉNIE

^\ laisse ta clémence, semblable à la sainte flamme des sacrifices, environner mon cœur plein de louange et de re- ^onaissance !

THOAS

Que cette voix ma souvent apaisé !

IPHIGÉNIE

Oh! tends-moi la main en signe de paix,

THOAS

Tu demandes beaucoup- en peu de temps.

IPHIGÉNIB.

Pour faire le bien il n'est pas besoin de délibérer.

11 en est besoin ; car le bien est suivi du mal.

IPHIGÉNIE

C'est le doute qui gâte le bien. N'hésite pas; ne suis que le mouvement de ton cœur.

50 IPHIGËNIE EN TAiniDE.

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