ACTE Y
li^issêe de rochers. Mais, si cet homme est mou frère bien-
me, que j*ai si longtemps appelé de mes vœux, rends-uous
a la liberté, sois aussi bon envers le frère et la sœur réunis
qn'enTers la sœur toute seule. Mon père est tombé sous les
coups de sa femme, elle-même sous ceux de son fils. La der-
D^ere espérance de la race d'Alrée repose sur lui seul. Laisse-
^, le cœur et la main purs, regagner ma patrie au delà des
Œffset laver notre maison des crimes qui l'ont souillée. Oui,
ta me tiendras parole ! — Tu as juré que, si jamais le retour
^ersles miens était possible, lu me laisserais partir; et il Test
aujourd'hui.. . \3n roi ne fait pas, comme le reste des hommes,
nne promesse par lassitude et pour éloigner un moment le
suppliant : il promet même pour les cas inattendus ; et il ne
^^ toute la hauteur de sa dignité que lorsqu'il peut faire le
Iwniieur de celui qui l'implore.
THOAS
Comme le feu se défend contre Teau et cherche en écuffi^t à détruire son ennemi, ainsi la colère lutte dans mon sein contre tes paroles.
IPHIGÉNIE
^\ laisse ta clémence, semblable à la sainte flamme des sacrifices, environner mon cœur plein de louange et de re- ^onaissance !
THOAS
Que cette voix ma souvent apaisé !
IPHIGÉNIE
Oh! tends-moi la main en signe de paix,
THOAS
Tu demandes beaucoup- en peu de temps.
IPHIGÉNIB.
Pour faire le bien il n'est pas besoin de délibérer.
11 en est besoin ; car le bien est suivi du mal.
IPHIGÉNIE
C'est le doute qui gâte le bien. N'hésite pas; ne suis que le mouvement de ton cœur.
50 IPHIGËNIE EN TAiniDE.