ACTE IL
les provinces aient leurs prérogatives, nous sommes de beaucoup les mieux partagés. J'ai tout lu.
SŒST.
Dites-les donc*
JETTER
Ecoutez.
UN BOURGEOIS
De grâce!
YÀIISEN.
Premièrement, il est écrit : Le duc de Brabant nous doit être bon et fidèle seigneur.
SŒST.
Bien cela ! mais en êtes-vous sûr?
JETTER
Franchement, est-il vrai ?
TANSEN.
Comme je vous le dis. Il a ses obligations envers nous, comme nous en avons envers lui. Secondement : U ne doit en aucune façon exercer, laisser entrevoir, ni s'ingérer de per- .nettre aucun acte arbitraire quelconque;.
Bien! très-bien! U ne doit exercer...
SŒST.
Laisser entrevoir...
UN BOURGEOIS
Ni s'ingérer de permettre! C'est là le point essentiel : ne •ermetlre à qui que ce soit en aucune façon...
VANSEN.
Les termes sont exprès.
JETTER
Allez nous chercher cet écrit.
UN BOURGEOIS
Oui, il nous faut l'écrit.
d'autres.
L'écrit! récrit!
UN AUTRE
Nous irons trouver la gouvcrnaïKe, l'écrit à Is main.
UN AUTRE
Vous porterez la parole, monsieur le docteur.
LE FABRICANT DE SATON
Oh! les imbéciles!
UN AUTRE
Encore quelque chose de cet écrit!
LE FABRICANT DE SATON
S'il dit un mot de plus, je lui casse la gueule.
LE PEUPLE
Nous voudrions bien voir qu'on lui fit quelque chose! Allons, parlez-nous de nos privilèges; avons-nous encore d'autres privilèges?
VANSEN.
De plus d'une sorte, et de très-bons, de très-salutaires. On lit encore que le prince ne doit apporter ni augmentation ni changements quelconques à l'état du clergé, sans Tassentiment de la noblesse et des états; et qu'en outre, remarquez bien! il ne doit point toucher à l'administration du pays.
SŒST.
Il y a cela !
VANSEN.
Je vous le montrerai écrit, sous la date de deux ou trois
siècles.