ACTE IT
Dieasoit loué ! qiie tous les saints le fortiBeut et qu'il fane de soa mieux ! lui seul à pré^ent y peut quelque chose.
Arrive Yaïuen.
TAlfSÉH.
Ed^ j^en trouve deux qui n'ont pas détalé !
JETTER
Faites-nous le plaisir de passer voire chemin.
VANSEN.
Vous n'êtes pas polis.
LE CHARPEIfTIER.
Cest moins que jamais le temps des compliments. Le dos vousdémange-l-il encore? Êtes- vous déjà guéri?
VANSEN.
Est-ce qu'un soldat regarde à ses blessures? Si j'avais eu peur des coups, je ne serais jamais parvenu à rien.
JETTER
Il peut arriver pis.
VANSEN.
L'approche de l'orage a engourdi vos membres, à ce qu'il paraît.
LE CHARPEIfTIER.
Tes membres iront bientôt se dégourdir autre part, si tu ^ te tiens en repos.
VANf^EN.
Misérables souris, qui désespèrent de tout quand le maître de la maisou prend un nouveau chat ! U y a bien un petit <^Dgenient; mais nous ne sommes pas moins en vie, comme devant. Soyez donc tranquilles.
LE CHARPEKTIER.
Tu es un effronté coquiu I
VAlfSEN.
Maître sot! laisse faire le duc. Notre vieux matou a Tair d'avoir avalé le diable en place de souris, et de ne pas pouvoir le digérer. Laissez-le faire, vous dis-je. Il faut bien, après tout, qu'il mange, boive et dorme comme d'antres. Quant à moi, je n'en suis pas en peine, pour peu que nous sachions
iM EGMORT.
choisir notre temps. D'abord il ira vite en beso^e; puis 3 finira par trouver (|u'îl fait meilleur vivre à l'oilice, auprès du garde-manger, et dormir la nuit, que se morfondre dnns le grenier à guetter quelques rares souris. Allez donc, je connais les gouverneurs.
LE CHARPENTIER
Où va-t-il pécher tout ce qu'il dit, cet homme-là? S'il m*était arrivé dans ma vie d'avoir tenu de pareils propos, je n'en dormirais plus.
yahseii.
Soyez donc tranquille ! Dieu dans le ciel ne sait rien de ce que vous friites, vous autres vers de terre; à plus forte raison le gouverneur.
JETTER
Langue de vipère!
yANSER.
Ce n'est pas que je n'en connaisse d'autres i qui un peu de sang de lailleur dans les veines ne ferait pas mal, au lieu de leur grand héroïsme.
LE CHARPENTIER
Que voulez-vous dire par là?
YANSEN.
Hem! c'est le comte que j'entends.
JETTER
Egmonl! qu'a-t-il à craindre?
VANSEN.
Je ne suis qu'un pauvre diable qui pourrait vivre un an de ce qu'il perd dans une soirée; eh bien ! lui, il pourrait me donner son revenu d'un an pour avoir ma tête seulement un quart d heure.
JETTER
Tu te crois donc un aigle? Va, les cheveux d'Egmont sont plus sensés que ta cervelle !
VANSEN.
Pins sensés, dites-vous? oui ! mais pas plus fins. Ces beaux messieurs se trompent des premiers. Il ne devrait pas s'y fier«