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m'a envoyé ici avec Tespoir que je trouverais un appnî dans la noblesse. Le roi veut ce qu'il veut. Le roi, après tin mûr examen, a vu ce qui convenait au peuple; les choses ne peuvent ni ne doivent rester sur l'ancien pied. Les intentions du roi sont de réprimer le peuple pour son propre bien, de l'obliger, s'il le faut, à être sauvé, de sacrifier les citoyens dangereux pour que le reste vive en paix et jouisse à loisir des bienfaits d'une administration sage. C'est là sa volonté, c'est là ce que je suis chargé de làire savoir à la noblesse; et, en son nom^ je demande comment je dois faire et non ce que je dois faire, car cela il l'a résolu.
Hélas! ton langage ne justifie que trop la terreur du peuple, la terreur universelle! 11 a donc résolu de faire ce que nui prince ne devrait tenter : il veut affaiblir, comprimer, détruire la vigueur de son peuple, son courage, re.4iuie qu'il a de lui-même, et tout cela pour le gouverner plus à l'aise! H veut empoisonner les sources de sa vie, apparemment dans l'intention de le rendre plus heureux ! 11 veut l'anéantir pour en faire quelque chose de différent... — Oh! s'il le veut, c'est qu'il est étrangement trompé! On ne s*oppose jamais aux rois; on va au-devant d'eux, on les pousse de plus eo plus dans la route funeste oii ils ont eu le malheur de s'engager.
ALBE
Avec des idées comme les tiennes, il me paraît tout à fait superflu d'essayer de nous entendre. Tu as une bien mince opinion du roi et un bien grand mépris de ses ministres, puisque tu doutes que toutes ces raisons aient (té pesées, examinées, considérées. Moi, je ne suis pas chargé de discuter, encore une fois, le pour et le contre. Obéissance, voilà ce qoe je demande au peuple, et à vous, chefs de la noblesse, conseil et assistance, comme garantie de ce devoir absolu.
Demande nos têtes, pour en finir d'un seul coup ! Que ce soit sons un joug pareil ou sous la hache du bourreau qu'il faille courber la tête, pour une âme élevée, c'est tout un. En