ACTE IV
d'hommes? Seul il veut être libre, libre de satisfaire tous ses penchants, de metlreà exécution toits ses capiices. Ltsi nous nous confions entièrement à lui, qui e^t un roi sage et bienfaisant, nous répond il de ses successeurs? nous répond-il que nul d'entre eux ne règne sans ménagement et sans me>ure? Qui nous sauvera du despotisme, s'il nous envoie ses valets et ses proches, qui, sans aucune conucussance du pays, sans aucun égard à ses besoins, dis{)osent et ordonnent selon leur bon plaisir, ne renœntrant aucune résistance et se Sentant libres de toute responsabilité?
AL6B, aprô» avoir de nouveau jelé les yeui autour de lui.
0 est fort luiturel qu'un roi pense à régner par lui-même, ^ qu'il choisisse pour lexécution de ses volontés ceux qui le comprennent mieux, ceux qui veulent le comprendre, ceux ^n qui lui obéissent sans restriction.
EGMOMT.
Et n'est-il pas fort naturel aus-i que le bourgeois aime à ^e gouverné par celui qui est né et qui a été élevé avec lui, qui a pris sur le juste et Tinjubte les mêmes idées que lui, qu'il peut enilu considérer comme son frère?
▲LBB.
La noblesse n'a pourtant pas fait un partage trop équitable avec ses frères.
Cela date de bien des siècles, et on le sonfTre aujourd'hui sans envie. Biais que maintenant on envoie sans nécessité des bonomes nouv&iux qui arrivent avec le projet de s'enrichir aux di'pens du peuple, que le peuple se voie livré sans défense «une cupidité Sans pudeur et sans frein; cela amènerait une fermentation qui, pour se calmer, deiuanderait plus d'un jour.
ÀLBE.
Tii me dis là des choses que je ne devrak pas entendre. Hoi aussi je suis étranger.
EGHONT.
Te les dire, c'est te prouver que je ne t'ai pas en vue.
ALBE
Il n'importe; elles m'offenseut dans ta bouche. — Le roi