‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 108 sur 166 · SCÈNE I Siegmund, Sieglinde · texte numérisé non relu

SCÈNE I Siegmund, Sieglinde

Quand le rideau s'ouvre, la scène est vide, on entend des rafales, Siegmund franchit le seuil, effaré en fugitif. N'apercevant personne, il va vers le foyer, s'affale sur une peau et reste sans mouvement. Sieglinde croit venir au-devant de son époux, elle aperçoit Siegmund inanimé, se penche pour écouter s'il respire. « De l'eau, de l'eau, » murmure le blessé. Elle prend une corne, sort la remplir à une source et la tend à Siegmund, qui la vide d'un trait ; alors il regarde attentivement la jeune femme : Où est -il ? — Chez Hunding. Reposé, rafraîchi, il va vers la porte, le malheur le suit : il craint de laisser le deuil partout où il passe. « Hélas ! le malheur dès longtemps habite la maison, « proteste Sieglinde. Alors il la regarde profondément : il reste, il attendra Hunding. Appuyé près du foyer, il contemple la jeune femme, qui ellemême le regarde* sentant l'amour naître en son cœur.

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