‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 112 sur 166 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Wotan armé, Brunnhilde, puis Fricka.

« Va protéger le Welse, mais je refuse à Hunding le Walhall. »

« — Heïotoho ! Heioha ! »

Elle voit venir Fricka traînée par ses béliers à cornes d'or, et disparaît dans les rochers. Fricka descend vers Wotan.

Il la contraint à le chercher. Hunding attend qu'elle venge l'outrage fait à la sainteté du mariage. Aux allégations de Wotan, Fricka s'écrie : « C'est donc la fin de la race divine? Tu absous l'amour incestueux de tes enfants adultérins. Brunnhilde et ses sœurs, bien qu'illégitimes, connaissent leur devoir, mais depuis que tu t'abaisses aux terrestres amours, sois donc parjure. »

— Il faut un héros qui de lui-même accomplisse ce qui est impossible aux dieux.

— Siegmund; tu créas sa détresse, s'écrie Fricka; tu enfonças pour lui le glaive dans le frêne ; tu as guidé sa main pour l'y trouver. Ainsi, il ne réalise pas ce que tu rêves.

Wotan, découragé et triste : « Immoler mon fils, mon fils qui tient mon glaive ! »

Brunnhilde tenant par la bride son cheval Grone, arrive et le met à l'abri dans une grotte.

— Me jures-tu de faire périr le fils de Welse ? Wotan le jure, et Fricka, en regagnant son char, dit à

la Walkyrie :

— Ton père veut te voir, va.

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