‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 116 sur 166 · SCÈNE V Siegmund et Sieglinde · texte numérisé non relu

SCÈNE V Siegmund et Sieglinde

Il couche son aimée sur le rocher, la baise ; et brandissant son glaive, il gravit la montagne que des éclairs illuminent.

Siegiinde rêve, puis se réveille; Siegmund n'est plus là. On entend Hunding appeler le héros. « Fricka te condamne au trépas . » Siegmund au sommet du rocher lui montre le glaive qu'il a arraché du frêne .

(( Tuez-moi d'abord ! » crie Siegiinde.

Elle se précipite vers le fond. Dans une lumière éclatante sur la hauteur, on voit Brunnhilde couvrant Siegmund de son bouclier ; mais une plus vive lumière éclate a gauche, Wotan dirige sa lance vers Siegmund.

« Frappe, dit Brunnhilde. » — « La lance du dieu brisera ce fer, Wotan.» Brunnhilde recule épouvantée et se couvre de son bouclier, l'épée Nothung se brise en touchant la lance runique. Hunding enfonce la sienne dans la poitrine de Siegmund qui tombe mort. A son cri, Siegiinde s'évanouit. L'air s'obscurcit, on aperçoit seulement Brunnhilde hissant Siegiinde inanimée sur son cheval et disparaissant ; puis Hunding retirant sa lance de la poitrine du héros ; Wotan contemple avec désespoir le cadavre de son fils: « Va dire à Fricka que Wotan a fait justice. Va, va. » Sous le poids de la colère du dieu, Hunding s'affaisse foudroyé pour ne plus se relever.

Quant à la fille rebelle, il la punira sans pitié ; il disparaît parmi les éclairs et les tonnerres.

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