‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 118 sur 166 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Guerhilde, Waltraute, Ortlinde et Schwertteite. êteil* dues en armure Sur les rocs; puis Helmwigne, SeU grune, Gringuerde et Rossweine ; enfin, plus tard, Brunnhilde et Sieglinde.

<l Hoïotoho, Heiaha », ainsi jette son cri, celle placée au roc le plus élevé.

A la clarté d'un éclair, on voit passer une Walkyrië ayant le cadavre d'un guerrier à l'arçon de sa selle. Elles disent les noms des choisis pour le Walhall. On voit ensuite deux autres Walkyries emportant des guerriers morts. Toutes les huit sont enfin réunies, qui attendent

Brunnhilde ; elles l'aperçoivent portant non pas un héros, mais une femme. Elles vont au devant d'elle. Brunnhilde paraît soutenant Sieglinde. Elle l'avoue, elle fuit Wotan ; deux Walkyries montent faire sentinelles : « Sauvez cette femme dit Brunnhilde, c'est Sieglinde fille de Welse, l'amante de Siegmund que j'ai voulu défendre. Le dieu l'a terrassé de sa lance, je veux sauver cette femme. »

Le chœur des Walkyries s'effraye de cette audace ; déjà on voit venir Wotan. Sieglinde ne craint pas la mort. Qu'on finisse son supplice. Non, qu'elle vive pour son enfant, gage suprême de l'amour. Acette idée. Sieglinde rayonne : oui, que Brunnhilde la protège et sauve le fils de Siegmund. Elle se jette aux pieds de Brunnhilde. Alors Siegrune signale une retraite ; la forêt où Fafner garde son or : jamais le dieu n'y portera ses pas.

Wotan approche ; ^lors Brunnhilde à Sieglinde :

Pauvre mère, pauvre femme ! Sauve, à travers toutes les souffrances, le héros qui dort dans tes flancs. »

Elle lui donne les débris de Nothung qu'elle avait cachés sous sa cuirasse.

« Garde-lui les tronçons de l'épée, il la reforgera d'un bras héroïque ; il la brandira dans les combats. Je bénis le fils de tes entrailles, et je lui donne ce nom, Siegfried. »

Oui Sieglinde supportera toutes les privations et les souffrances pour sauver l'être qui frissonne déjà en son sein maternel. Elle fuit par la droite.

La tempête éclate, la voix de Wotan se fait entendre, Brunnhilde, qui a d'abord suivi des yeux Sieglinde, se cache derrière les Walkyries.

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