acte n
Hagen et Albérich.
(Le Rhin devant le burg des Guibighs. A droite la porte, à gauche la berge .
Des rochers, une pierre de sacrifice dédiée à Fricka, une à Wotan, une autre à Donner. Hagen armé dort contre un pilier. Albérich accroupi devant Hagen, les bras appuyés aux genoux de son fils.)
« — Hagen, mon fils, sois fort ; la perte des dieux est certaine. Hagen dors-tu ?
« — Qui hérite des dieux?
« — Moi et toi. Walhall et Nibelheim sont soumis à Siegfried sans peur : si tu perds ce héros, la victoire est à nous. Dors-tu? Hagen, mon fils, conquiers l'anneau. Si la femme aimée par le Welse le rendait aux nixes du Rhin, tout est perdu pour nous. Jure. »
« — Je le jure à moi-même, dit Hagen.» Albérich disparaît.