SCÈNE IV Brunnhilde, Hagen, Gunther
Gunther, assis à l'écart, cache son visage.
« — Quelles runes expliqueraient ce mystère ?
« — Je vengerai ton outrage, » dit Hagen.
« — Toi ! un seul de ses regards te rendrait impuissant, nulle arme ne peut l'atteindre de face : son dos seul est vulnérable.
« — Mon fer le frappera. »
Brunnhilde abreuve Gunther d'injures. Gunther répugne à l'idée de tuer Siegfried: mais Brunnhilde veut sa mort, autant que Hagen lui-même. Celui-ci déclare que demain à la chasse il le tuera, disant que d'un sanglier il fut victime. Ils prennent Wotan à témoin de leur vœu.
« A moi l'anneau, dit Hagen, Alfe mon père, Albérich redevient souverain de l'anneau. Le cortège nuptial paraît, des garçons agitent des thyrses de fleurs ; on porte Siegfried sur un bouclier et Gutrune sur un siège élevé. On conduit les victimes enguirlandées aux pierres sacrées. Gutrune sourit à Brunnhilde qui se recule avec effroi. On élève Gunther sur un bouclier. Le cortège gravit la colline.