‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 64 sur 166 · SCÈNE II Eisa et Ortrude · texte numérisé non relu

SCÈNE II Eisa et Ortrude

Eisa, tout en blanc, paraît au balcon de la Kemenate : Ortrude et Frédéric sont invisibles pour elle.

Elle dit son bonheur à ces brises nocturnes qui firent écho à saplainte ; que les zéphyrs qui ont séché ses larmes rafraîchissent maintenant son visage brûlant d'amour. Frédéric s'éloigne ; Ortrude appelle Eisa et se plaint ; elle touche le cœur de la vierge qui, dans la sensibilité de son bonheur, va l'accueillir sous son toit.

Avec un élan sauvage, Ortrude invoque les dieux vaincus contre les chrétiens, ces apostats.

Elle appelle Wotan et Freia à son aide.

Eisa et deux servantes portant des flambeaux sortent

par une petite porte de la Kemenate, Ortrude est prosternée dans la poussière.

Eisa la relève, lui pardonne et promet d'implorer auprès de Lohcngrin la grâce de Frédéric. Tout de suite, Ortrude parle de l'enchantement qui amena le héros et qui peut le rappeler. Non, Eisa a foi en son époux. Elle conduit Ortrude dans la Kemenate. L'aube paraît. Frédéric qui a tout vu s'écrie : « Dans ce palais, le malheur est entré. »

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