SCÈNE III
Sachs et Eva
Eva vient s'asseoir sur le banc de pierre, à côté de lui.Beckmesser a un avantageai est garçon. « Pourquoi pas un veuf? dit Eva. Je serai ton enfant et ta femme.» — « Je pourrais être ton aïeul, » dit Sachs. — N'a-t-il aucun ami? demande-telle. — « Les corbeaux n'aiment pas les aigles et nous voulons dormir sur l'oreiller des règles. » « Adieu, cœur sec, tu sens le cuir et la poix. » Encolérée, elle quitte Sachs : celui-ci est convaincu qu'elle aime le chevalier. Eva et Madeleine s'attardent, et Pogner les rappelle, lorsque Walther paraît : là jeune fille se jette dans ses bras. Le chevalier désespéré s'hallucine, il croit se voir entouré des pédants chanteurs et met la main à son épée : ce n'est que le veilleur. Eva
rentre dans la maison. Sachs a tout entendu, il entr'otive sa porte, et, quand Eva revient portant les habits de Madeleine, les deux amants sont arrêtés par le rais de lumière qui sort de chez le savetier.